Licence Universitaire Nordique, Normandie I

Chère Lectrice, cher Lecteur bonjour,

Aujourd’hui le blog proposé est une nouvelle qui va évoluer au fil du temps (je vais devoir découper le texte année par année afin que tout ce qui est dit ici soit « suivable »). Elle est en grande partie autobiographique (inspirée de personnes réelles -mais je pense changer un peu leurs noms et peut-être un peu leur traits de caractère – et de faits réels): Elle sera d’une part avec beaucoup d’humour, encore d’autre part avec de la fantaisie et qui sait de l’onirisme et du désir. Vu les influences « subies » dernièrement cette histoire risque d’avoir des hauts et des bas assez amusants. Ce-ci est aussi un hommage à ces personnes qui essayent de donner, tant bien que mal, une éducation à d’autres. Il ne faut pas avoir peur des sujets tabous ici! Aussi cette nouvelle m’aidera-t-elle à briser une ligne qui me fait penser à cette sorte d’Amour courtois -comme on voit dans les histoires Arthuriennes. Un Amour qui tue mon amour propre à petit feu depuis le début de cette année (« comment ne pas succomber? » c’est ce que je me demande à chaque fois, que faire quand on est poussé à garder une certaine distance à cause de la société qui vous entoure?). Histoire contemporaine et plutôt véridique à vrai dire… Sous vos « applaudissements » je vous demande de bien vouloir accueillir ma nouvelle(?):

Mais d’abord mise en garde spéciale pour mes lecteurs spéciaux;)

« Mes chers Professeurs et mes chers amis et camarades, rien de ce qui est dit ici est à prendre mal. Je reconnais que je risque d’avoir une histoire assez castratrice de temps en temps, mais si il vous arrivait de tomber sur cette histoire et que vous vous sentiez visés par un nom ou la profession -trop tournée en dérision- soyez rassurés: vous pouvez intervenir pour essayer de changer le cours d’une phrase, d’un paragraphe, d’une page etc , mais l’auteur (moi) garde le dernier mot. »

Cette histoire commence une journée d’automne. Nous sommes alors en 2009, situés dans une ville normande, le département des études nordiques d’une université publique.
Chacun vaque à ses occupations. Les premières années de licence sont convoquées à une première réunion. Les professeurs sont alors curieux de voir quelles sont les nouvelles têtes qu’ils vont avoir en face d’eux. Quel genre de « petits monstres » allaient être leurs élèves? Ça ils ne le savaient pas. La nouveauté est un plat qui s’apprécie à froid: Harald Mortensen, l’enseignant Norvégien, qui semble être un prof au regard absent, assez lunatique (on apprendra plus tard qu’il a fait des enfants avec une élève rouquine). Dina Erikson, professeur de civilisation, littérature scandinave et à ses heures perdues de suédois, semble être très terre-à-terre. Tout comme Bjørn Frederiksen, le Danois improvisé prof de linguistique générale qui, malgré sa belle calvitie brillamment drôle, semble être un homme responsable. Il y a aussi Björk, la directrice du département et professeur d’Islandais, qui nous présente la brochure et le programme qu’elle contient. Björk est dotée de grandes mains et d’un corps de camionneuse (on la croisera à la gay-pride plus tard, mais cela ne signifie pas qu’elle soit lesbienne, elle peut être tout simplement ouverte d’esprit). Elle à une forte prononciation du son [s]  (quelque chose qui se situe entre le son du ‘s’ français et du ‘th’ anglais). Il y a aussi Thor Rompa, le professeur de langue danoise doté d’une grosse voix. Présents aussi: Claude Bagnole (le seul Français bientôt à la retraite), professeur de lettres scandinaves/traducteur de Norvégien et Susan Ilmarinen, une vieille et mystérieuse Finnoise, qui me faisait alors penser à une chouette venue des neiges Lapones. Ce qui fut bon signe car il s’avéra que cette chouette était quelqu’un de sage comme on le verra plus tard.  

C’est ce jour là que je faisais la connaissance de Bam-bi. Une fille très gentille et rigolote, venue tout droit du pays des andouilles. Quel boute-en-train cette Bam-bi! Avec ses dents de la chance qui lui donnent un faut air mixé de Béatrice Dall et de Yannick Noah mélangés à une touche de Laurent Voulzy. Je découvrais, au fil du temps, qu’elle admirait et aimait le musique rock et métal (ce que j’apprécie aussi de temps en temps). Ce jour-là je faisais aussi la connaissance de Bernadette Fergemolle, une petite greluchon qui venait faire finnois -ce dont elle était fière, qui s’en ventait et qui croyait savoir tout de la vie. Déjà elle voulait avoir l’attention de tous (personnellement elle me tapait déjà sur le système! Bam-bi, elle ne supportait pas cette débile -mal baisée!). Puis il y avait aussi Albert Jarnuk qui venait faire danois. Il y en a d’autres aussi qui étaient là, ou dont j’ai fait la connaissance plus tard dans l’année car ils venaient de temps en temps aux cours (je pense à Bixente Huevar et Mouette-rieuse). Aussi je fit la connaissance des deuxièmes années coincées du cul, comme de la tête (mais pas toutes, je pense à mon ami Bastian Gentlehomme et Aimé Frizette): « Ah, mais c’est pas bientôt fini vôtre bordel! Nous disaient-ils. Nous au moins nous ne faisions pas autant les zouaves en première année! » Nous les regardions alors avec cet air « Je m’en fout, parles à ma main! » Bon je le conçois: il y des fois où Dina (nous appelons nos professeurs par leur prénom en section scandinave) ouvrait le porte adjacente à la salle de cours qui donnait alors sur notre salle de lecture: « Bam-bi, Win-ny (moi) et Mouette-rieuse un peu plus de calme, s’il vous plait. Les deuxième années ne sont pas capables de se concentrer sur le travail donné en classe.
– Oh, pardon, répliquais-je, mais il y a des choses trop marrantes qui concernent les scandinaves ou leurs manières dont nous voyons. Et j’expliquais à ma façon comment la vie se déroule en Norvège.
– D’accord. Disait Dina avec un petit sourire aux lèvres. Mais rigoler un peu moins fort. »
Les deuxièmes années nous en voulait alors profondément, Bam-bi les aimaient bien mais les trouvaient trop sèches et hypocrites.
Cette année là nous avions décider de trainer un peu dans le bar de la fac. Bam-bi, Albert J., Bernadette F., Mouette-rieuse et moi étions entrain de boire encore une bière cette journée d’automne-là. Il y avait un groupe de personnes derrière nous. C’était quatre filles: trois pouffes(que je ne connais toujours pas) et une fille au crâne rasé, Bélisama. Elle racontait des blagues à tu-tête. Les trois têtes-vides n’y comprenaient rien! Dès que je l’ai entendue, j’en pouffais littéralement de rire! La galerie, à quasi-ciel ouvert, où nous nous trouvions résonnait de mon rire et des rires de Béli. Cette jeune femme au crâne rasé avait plusieurs façons de rire. Bam-bi était sous le charme! Bélisama dégageait une telle aura qu’elle attirait beaucoup d’érudits à elle: « Faut que je vous disent quelque choses les nanas …, commença-t-elle à nous dire. Puis elle se retournait vers Albert J. … Oh, mais attends toi avec une telle coiffure, tu me fais  penser à une touffe de chatte portugaise lisse! » Lui dit-elle de sa voix rauque et aigüe (comme si elle avait pris une bouffée d’hélium avec une touche de cocaïne l’instant d’avant). Nous pouffions tous de rire! Elle avait une manière directe, digne d’un one-man show, de lancer ses vannes! Et elle riait autant que nous de ses vannes! On ne pouvait que l’aimer, mais pour moi ça n’a pas été jusqu’au désir. Non je ne voulais pas avoir de sexe avec une fille (cela me dégoûte toujours). Mais je conçois que mes amies veulent être des libertines ou tout simplement lesbiennes. Bam-bi la voyait plus souvent que moi. Elles finirent par former un beau couple. Pendant une semaine je n’étais pas au courant des pratiques libertines de Bélisama (et qu’elle les fit découvrir à Bam-bi). Alors que Bam-bi se sentait des ailes seulement pour cette fille, Béli, elle se sentait apte à planer pour tous ceux qui voulaient lui offrir beaucoup d’amour charnel. C’est aussi comme ça que j’ai su que Bélisama habitait à droite, à gauche ou dormait dans des squats. Je su aussi qu’elle allait souvent en boîte échangiste. En peu de temps on en savait tellement sur Bélisama. Mais on en était pas dégoûté, comme on aurait pu l’en être par rapport à d’autres personnes dans sa situation (ce dont la société ou l’éducation chez certaines personnes, qui ont un toit, appellent des SDF).
Aussi, en ce temps là, je faisais la connaissance d’un autre bon camarade de classe. Il s’appelle Jorge Da Silva. Il est d’origine portugaise de la part de son père mais breton de la part de sa mère. Il devait alors me présenter sa petite amie (jalouse à en mourir, mais super sympathique). Jorge m’invita à un café pour faire connaissance et pendant que l’on prenait notre café et parlait de nos vies, sa chérie appela. Il lui dit où nous étions. Ça avait l’air de barder: « Elle est tout le temps comme ça dès que je vois une autre personne … enfin … je veux dire une … fi … fille, me dit-il tout gêné. Elle est de nature possessive mais très gentille. Tu verras, elle  s’appelle Katrine. » Katrine arriva et il du se lever pour lui dire bonjour. Un petit baiser furtif. Elle vint à moi. Je lui souriais pour éviter de lui montrer que je craignais alors sa réaction de fille jalouse. Je me présentais à elle et nous discutâmes un peu. Mais malgré cela elle faisait une tête de fille envieuse quand je leur dit au revoir.
Cette année là, je commençais donc mes années de LLCE Norvégien dans cette ville normande. Harald Mortensen (notre feu enseignant de Norvégien) avait décidé de faire une petite soirée. Bam-bi et moi avions décidé d’inviter Bélisama. Oh, qu’est-ce que l’on a pu rire! Ce soir là, un mardi si je me souviens bien, Harald avait fait un petit discours en Norvégien pour les élèves Norvégiens qui venaient visiter le département d’Études Nordiques de la ville normande. Bélisama est alors prise d’un fous rire non discret, tout le monde se retournait alors vers nous parce que Bam-bi et moi lui avions dit que l’on se sentait comme dans un groupe des A.A. (Alcooliques Anonymes), parce qu’il fallait que chacun se présente brièvement. Et là se sentant au milieu de toute l’attention Béli dit, de sa fameuse voix rauque, à Harald: « Hé bonhomme, je ne comprend pas trop ce que tu dis, ça r’ssemble beaucoup à l’Allemand! Mais bon si ça se trouve, si j’avais pas autant bu avant de v’nir à ta petite soirée man, j’aurais pu comprendre plus et pas avoir rit comme une mouette en plein rut, qui se fait coller un vers à la raie! Oh man tien, je sais je vais prendre un coup à ton honneur et a vous tous, dit-elle à tu-tête, en se retournant vers le reste de la salle. Elle se tourne à nouveau vers Harald en finissant une grande gorgée de vin: Continue! Aller continue ton discours qui ne veut rien dire pour moi! Alléluia! » Mon Dieu, je n’en pouvais plus. Je pleurais de rire, mais Bam-bi encore plus. Je pense que à part nous, tout le monde était outré de cette folle attitude.

Faune! Et oui encore entrain de faire de l’escrime de spectacle! Pour la troisième année! Un salut d’escrimeur différent de celui des bretteurs de l’Anjou ou encore de celui de Sa Majesté du Royaume-Uni. Mais toujours la même mascotte. Le Faune (ou le Satyre). Cet animal mythique possède tout le vocabulaire utilisé en escrime de spectacle (et aussi escrime tout court). Les attaques doivent être pratiquées avec beaucoup de sensualité et de délicatesse, mais aussi avec une pointe de légèreté et d’agilité. Savoir regarder son partenaire dans les yeux et quel mouvement celui-ci (ou celle-ci)  s’apprête à faire et savoir le bloquer ou l’esquiver. Mais ayant de plus en plus de choses à faire dans l’année, je n’y allait plus que temps en temps jusqu’à ne plus y aller car le niveau requis ne satisfaisait pas Bam-bi aussi. Trop dur. Mais en tant que escrimeuse je reste toujours attaché à cette petite mascotte qui aime « tirer ».

Nous passâmes une année assez paisible. Bam-bi sortait alors avec les amis de Bélissama et je les rejoignais de temps en temps dans cette vie de bohème aux pieds du château -ou plutôt ce que j’appelle « la ruine ». Cet hiver-là il neigea. Tout était bloqué en ville: pas transport en commun et peu de taxis osaient alors circuler. Mais nous, étudiants, on avait la plus merveilleuse pente à descendre de la cité U/restaurant universitaire jusqu’à la fac! Jusqu’au bâtiment Lettres! Certains se contentaient des plateaux du restaurant universitaire. Mais moi, avec mon esprit de génie, totalement tordu, je suis remonter chez-moi pour aller chercher des lingettes de nettoyage et désinfectantes. J’ai appelé Bam-bi et son grand ami afin de nettoyer une grande poubelle. Ce que nous exécutâmes. Arrivés en haut de la pente, nous nous plaçâmes, tant bien que mal, en mode bobsleigh. Nous mettant les uns derrière les autres. Nous avons bien dévalés là où la neige était lisse et devenue plus ou moins glace, à force de passages. On ne voyait rien. Avant la fin de la pente nous nous sentions sauter, les roues avant de notre « bobspoubelle » se sont bisées net et nous nous sommes retrouvés à faire des tours malgré nous dans la neige! Qu’est-ce que l’on rigolait! Ensuite nous sommes allés en classe dégoulinant de neige! Les profs nous regardaient incrédule, tout comme les deuxième années. Le regard des deuxièmes années d’alors semblaient dire « Quelles petites imbéciles! Elles sont entrain de faire les zouaves encore! » Mais les premières années, nos camarades, nous ont demandé où nous avons été nous mettre dans un état pareil et riant. Nous leur expliquâmes nos aventures en « bobspoubelle »: « Oh le gag! Disait mouette-rieuse après avoir rit en couinant/poussant des rires tel les sons d’une mouette. J’aurais bien voulu être là pour vous filmer! On se serait fait un petit magnéto sur vidéogag! »
Comme c’était un vendredi, nous avions cours avec Bjørn Frederiksen. Notre professeur de linguistique, qui nous fit la remarque que l’on nous entendait beaucoup dans le couloir. Mais après avoir entendu notre histoire sur le « bobspoubelle » dit: « Ch’est tRès bien que Fous Fous amussiez aFvant de FeniR à mon cours. Che sais bien qu’il n’est pas aussi amussant. Mais essayez de suiFre! » Nous nous exécutâmes à son désir de professeur dégarni. On était gelées. Alors après son cours nous sommes allés prendre un café. Je demandais alors à Bam-bi si elle avait eu des nouvelles de Bélissama. Elle me répondit que non et que cela l’inquiétait puisque les gars et les filles du château n’avaient pas de nouvelles non-plus. On essaya de l’appeler sur son téléphone, mais on tombait sur son répondeur. On faisait cela jusqu’à ce qu’on s’en lasse (juste un peu après le nouvel an 2010). Cette année-là je retournais souvent en région Parisienne afin de rencontrer mon petit ami et mes amis du parc d’attractions mené par un gros rat, un endroit « rempli de magie » où j’avais travaillé l’été 2009 après mon retour de Norvège. Je commençais aussi à passer des auditions dans quelques chaînes du paysage audiovisuel Français (le PAF). Mais je n’étais pas très rassurée et je n’ai pas aimé leur mode de recrutement, mais je l’ai fait pour m’amuser -je ne travaillais pas en même temps que mes études. C’est ainsi que je faisais presque chaque week end: un petit aller/retour entre la Normandie et la région Parisienne.

Faire plaisir à un homme est très facile quand il veut qu’on leur déride les bijoux de famille, mais je ne demande jamais à avoir des relations quand je suis avec. Ce sont des amis avant tout bien entendu. Ce sont eux qui viennent à moi et qui voient bien que je suis hésitante et que je n’oserais pas faire le premier pas, même si intérieurement je les désir de temps en temps. De plus, à l’époque, j’avais mon « petit loup » en Norvège. Nous entretenions une relation à distance, mais je me posais beaucoup de questions sur cette relation. J’appliquais alors le fameux « loin des yeux, loin du cœur » (peut-être que lui aussi, mais je ne connais pas cette expression en Norvégien) et j’entretenais donc une relation avec mon petit ami parisien. C’est dingue comment on sent lorsque l’on a besoin d’affection, même de la part d’un homme que l’on connaît à peine, du moment qu’il soit gentil et qu’il vous apprend à prendre la vie du bon côté. Je m’en voulais d’être aussi faible et d’être l’objet de désirs autres que « mon petit loup Norvégien », qui vivait dans sa campagne norvégienne. Je n’ai jamais avoué à mon petit ami que j’avais déjà quelqu’un dans ma vie.

Cette année-là nous avions aussi de la civilisation britannique. Avec un professeur que nous nommions gentiment « Poppy ». Avec le même prénom que l’un des personnages du Gropays répondant au nom de Kael. Poppy avait un cul de meuf monté sur de longues jambes: « Ça se voit qu’il est gay ce gars, dis-je à Bam-bi. Son cul est trop beau, d’une et la façon de se mouvoir le trahi.
– C’est clair! » Me dit Bam-bi. On arrêtait pas de le regarder et de rigoler par rapport à cela. Poppy en avait un peu marre car il voyait bien que l’on rigolait de lui, mais il ne savait pas de quoi. Mais bien sûr nous étions concentrées sur son cours! Il avait essayé de nous séparer, mais c’était pire: On se balançait des mots dès qu’il écrivait ou faisions des jeux de mots à haute voix. de sorte que toute la classe entendait. Poppy ne supportait pas être perturbé par nos voix, mais comme on donnait de meilleur résultats que les anglais première langue, qui suivaient le même cours, il décida de nous laisser faire. Il baissa les bras. Mais il nous en veut toujours: A chaque fois qu’il me croise ou croise Bam-bi dans les couloirs de la faculté, il nous regarde méchamment! Mais je ne lui en veut pas car nous avions fait des trucs reprochables! Je vois bien qu’il veut nous lâcher quelque chose de très profond!

Parfois les semaines se passaient lentement et beaucoup de cours de Norvégien sautaient parce que notre maître de langue norvégienne, Harald Mortensen, ne voulait pas donner cours ou avaient des obligations avec ses enfants. Il était assez bizarre ce prof. Pervers. Je me retrouvais quelques fois en mini-jupe (j’ai pris l’habitude de m’habiller ainsi quand je vécus à Londres) et lui regardait sous la table, même quand je me trouvais en salle de lecture. Je devais alors attirer discrètement le regard de mouette-rieuse sur ce qu’il faisait. Je me sentait quand même assez dégoûtée et je commençais à mettre que des pantalons lors de ses cours: « Quel gros dégueulasse! Disait alors mouette-rieuse. Il cherche quoi en observant d’autres femmes que ça compagne? Et en plus tu es son élève, même si tu es adulte!
– Ce n’est pas ça le problème, lui dis-je. Mes parents aussi étaient un couple prof/étudiant. le problème c’est qu’il a des enfants qui viennent à peine de naître. Je lui ai fait plusieurs fois comprendre que les nigauds comme lui ne sont pas ma tasse de thé, Norvégien ou non! … Ce qui me rappelle une histoire avec mon propre père et l’une de ses élèves. Cette fille m’a dégoûté car elle n’avait pas le droit d’avoir mon père comme petit ami. En plus elle avait au moins vingt ans de moins que lui! Il allait être quoi? Un professeur de gamahuche?
– Ok. Je n’ai pas vécu cela de mon côté, mais ce que je veux dire c’est que chacun doit être consentant. Mais je te verrais bien avec un prof! Tu as l’air de dire que c’est une habitude dans la famille.
– Bah, ça reste un homme après tout le désir est humain. Tout comme le consentement! »

Nous poursuivions notre année avec nos professeurs tout en faisant des blagues en cours. Dina, Bjørn, Björk, Harald et d’autres professeurs du département aimaient bien finalement nos petites piques, surtout celles de Bam-bi et les miennes qui ne manquaient pas d’imagination! -et elles sont toujours les meilleurs!-
Mais le glas affectif devait sonner vers la fin de l’année pour Bam-bi, elle qui se posait des question sur l’Amour et le désir charnel qu’elle avait pour Bélissama. Mais il sonnait aussi pour moi qui allais devoir supporter quelque chose que je connaissais déjà. Dans la cité U où j’habite, Béli venait voir souvent une de ses potes et dormir dans sa chambre. Aussi venait-elle avoir des nuits agitées avec elle. En passant elle allait chez les dealers des chambres 217, 218, 219 et 220. Mais il n’y a pas que chez eux qu’elle y trouvait son bonheur côté stupéfiants. Ces choses-là la faisait se sentir comme si elle était « 15 dans sa tête », comme elle le reconnaissait elle-même. Elle venait aussi parler avec moi de ses soucis (elle savait que j’allais lui prêter une oreille attentive et lui donner les réponses dont elle avait besoin). J’allais donc devoir affronter la vérité sur le fait qu’elle ne donna pas de nouvelles jusqu’alors. Nous étions mi-mai, j’allais fêter mon anniversaire bientôt. Je revenais d’une soirée passé avec Bam-bi et ses camarades du parti communiste -elle voulait être jeune élue. C’est en remontant vers ma chambre, que je croise cette jeune femme que Béli connaissait. Elle hurlait de tristesse et une de ses amies l’aidait à descendre les escaliers. Mais je ne pu savoir ce qu’il se passait sur le moment même. Ce n’est que quarante-huit heures plus tard (un vendredi) qu’elle me mit au courant: Bélissama venait de mourir d’overdose dans son sommeil:
« Où ça? Comment? Qui était avec elle? Qui est le connard qui lui en a donné alors qu’elle venait de sortir de l’hôpital psychiatrique?
-Je ne sais pas! Sanglotait la jeune femme. Je vais aller trouver des réponses … à plus tard. Bonne soirée! »

« Comment vais-je annoncer cela à Bam-bi? On est vendredi et elle est chez ses parents! Si je la fait pleurer de trop, ses parents vont se demander pourquoi et elle ne peut pas leur dire que c’est à cause de l’amour qu’elle a pour cette fille … mais mon devoir est de lui dire la vérité ». Me dis-je. Je lui envoyai un message téléphonique écrit: « Il vaut mieux que tu sois avec quelqu’un de confiance demain matin, quand tu m’appelleras. Bonne nuit ». Le lendemain Bam-bi m’appelle. Je décroche, la sonnerie du téléphone venait de me réveiller:  » Allô? Dis-je d’une voix pâteuse.
– Ouais, Win-ny … tu … tu m’as dit hier d’être forte.
– En effet … heu … j’ai eu des nouvelles de Béli. Je me retenais pour ne pas sangloter, mais ma voix tremblait. J’espère que tu es assise ou couchée comme moi.
– Win-ny accouches!
– Je ne peux avoir du tact. J’espère que tu te doutes que les nouvelles ne sont pas réjouissantes…
– Dis!
– Très bien, repris-je en commençant à pleurer. Béli n’est plus du monde.
– Elle … elle est décédée?
– Oui. Tout ce que je sais c’est que cela c’est passé dans un squat sur la presqu’île. Je vais y aller cet après-midi pour mettre des fleurs et une bougie à sa mémoire.
– Fais gaffes Win-ny. Mais merci.
– De rien. Soit forte. A lundi. »
J’allais donc déposer un petit pot de fleurs à l’entrée du squat ainsi que d’une bougie.Le lundi suivant, nous nous tombions dans les bras: Bam-bi pleurait sur mon épaule droite et mes larmes coulaient sur son pull.
Nous terminâmes cette année en cherchant des réponses à la mort de Béli. On se remémorait les fous rires du à ses blagues et à la manière qu’elle les racontait. Bam-bi commença à vouloir lui ressembler de plus en plus. Je lui dit que ça n’en valait pas la peine et que d’abord on devait voir quelles réponses on obtenait. On est allé au journal qui a relaté le fait divers et on a interrogé des gens de son « entourage« . Parfois nous mettions les gens au courant de son décès et c’est eux qui nous posaient des questions (ou, quand j’étais seule les gens me posaient des questions et des précisions sur les renseignements obtenus).

Robert Post! Oui, enfin ce 31 mai 2010 mon Robert, mon ami, mon chanteur, mon musicien, mon amour Norvégien était revenu pour un concert à Paris! J’en étais folle de joie! Je suis allée, cette semaine-là, chez X et M. J’en ai profité pour voir mes amis du parc d’attractions et aussi je suis allée faire un tour à la gay pride de Paris pour voir, après celles de Londres et Oslo ce qu’elles donnaient. J’adore les fêtes de rue, quand tout le monde se permet de devenir plus ou moins fou ou plus fou que d’habitude! Je filmais beaucoup! J’ai fait des films de la gay-pride et bien sûr plusieurs de Robert! Il me dédicaça ce soir-là No One Cares. Je suis sûre c’est parce que je suis un chipie! Mais aussi en se remémorant l’été 2008, lors du festival d’Ålesund (au milieu de la côte ouest Norvégienne – Møre og Romsdal), et que je suis allée m’installer en Norvège et que j’ai d’abord fait le festival puis quelques jours sur Ålesund avant de Partir sur Oslo. On voit bien que le regard (sur la vidéo) dit « c’est pour toi ma coquine ». Robert est aussi l’auteur de cette Chanson: Got None. Qui sera reprise par une marque qui fait des glaces, mais qui détruira le sens de la chanson, car elle sera coupée aux mauvais moments. Juste après le concert il m’invita avec son rodie, Harald, et d’autres norvégiens de l’ambassade norvégienne à prendre un verre. Je demandais alors à mon ami si je pouvais amener deux ou trois autres filles pour faire une bonne tablée. Il me dit gentiment « Ja, du kan gjør det! » (oui, pourquoi pas). Elles étaient aux anges et me disaient plusieurs fois merci. Mais je leur disais que c’était mon Robert et Harald qu’il fallait remercier: « On ose pas! On ne le connaît pas assez pour lui parler comme tu le fait! » Je parlais alors avec Robert et lui disait que les filles n’osaient pas lui demander de prendre quelques photos et demander d’autres choses qui concernaient alors sa carrière. Je pris le dernier RER A ce soir là pour aller dans le lit de X, qui était jaloux! Il n’a même pas voulu venir au concert! Il m’a seulement accompagné et quand je devais voir enfin mon ami (j’étais excitée comme une puce), il se leva et s’en alla en faisant la tête.

Bastian était parti en Norvège, pour son Erasmus: « Dommage, je pensais, c’était celui que je préférais dans les deuxièmes années ».
En même temps, je me décidais à participer à un festival dérivé du pays imaginaire présent sur la chaîne crypté et en clair de temps en temps. Dans le Gropays. J’adorais cette émission qui  passait à 20h20 tous les samedis. Je proposais alors mon gro-coup-de-main et mes gro-idées. et dès que tout fut près, je demandais à Bam-bi de me joindre pour lui changer les idées et reprendre les idées loufoques. Je fis la connaissance des responsables. On a fait la fête toute la semaine, nous étions alors fin juin:  » Répètes encore les choses à faire au Gropays à not’ GroPrésident et il te baptisera d’une des plus grandes gro-distinctions. Tu seras la digne gro-ambassadrice de Norvégie, Danogie, Islangro, Finnogie, Suédogie et aut’ Gropays froids! Et de toutes les hémisphères que tu veux! Et ce responsable-là me donna un gros bisou bien baveux sur la joue droite. Il faut dire que nous avions tous bien bu.
– Mes chers gro-amis merci de cette distinction! J’irrois voir not’ GroPrésident et sa femme pour qu’ils me donnoient ça! Maintenant c’est juste l’heure du gro-calin et du gro-dodo! »

« J’ adore les gens comme toi. Me dit un autre responsable du Gropays. C’était le ledemain quand il fallait tout commencer à ranger après la fête. Tu as la main sur le cœur et tu donnes tellement de toi.
– Je donnes car cela donne un sens à ma vie. Dis-je. Mais il ne faut pas abuser de ce que j’accepte de donner. Après tout nous sommes tous humains et quelque soit la religion ou autre croyance nous devrions nous aider les uns les autres un minimum, mais il y aura toujours des gens qui vont chercher des excuses pour être méchants devant vous ou d’autres qui vont répété les méchancetés dites à votre égard. Quand on cherche ainsi les gens, quand on a un esprit super étroit, c’est super handicapant.
– C’est super con surtout! S’exclama-t-il. J’adore les gens comme toi et de toute façon tu es un amour de fille, si seulement j’avais des années en moins et pas de femme, enfants, vaches, cochons, moutons et autres  petites bêbêtes (petit sourire), je t’aurais proposé de quitter la Normandie avec moi! Je souriais et sentais mes oreilles devenir rouges.
– Merci. Dis-je gênée.
– Tu as un courage que, je suppose, la vie t’as donné en cadeau. Et tu te mets à parler avec les gens avec cette humanité et ce côté enfant qui font tout ton charme. Je ne peux pas t’avoir mais je peux t’aider pour Paris et entrer dans le PAF. Mais aussi écris-moi des idées pour le Gropays, je t’enverrais une close de confidentialité à signer et tu commenceras à recevoir tes royalties. »

Quelques semaines après je retournais dans le Maine-et-Loire pour passer des vacances au près des miens et me relaxer de cette ambiance nordique. Le bord de Maine et de Loire de mon enfance. Maman nous y emmenait presque toutes les fin de semaine pour y découvrir le patrimoine ou tout simplement faire des tours à pieds ou en bicyclette. La Loire angevine est magnifique quand il y a juste ce qu’il faut d’eau et que les bancs de sable ne s’étirent pas trop sur sa largeur. Cette Loire-là de mon enfance était aussi celle de Bélissama. Je suis donc sortie à vélo tout terrain pour faire un peu plus de soixante kilomètres et rendre à la Loire une chose ayant appartenu a cette chère enfant du pays. Je me reposais à l’ombre des chênes et des hêtres et je fumais une cigarette en honneur à Béli. Je me sentais révoltée, de plus ma mère me mettait la pression pour que je travail encore en région parisienne. Vers la fin juin je repartais alors au parc d’attraction, mais joyeuse de pouvoir revoir mes amis et mon chéri. Je me fis de nouveaux amis à mon poste de travail et je revoyais mes anciens amis. Mais le poste de travail où j’étais mise était fastidieux. Tout ce que je souhaitais alors était de rentrer à l’appartement, manger, discuter un peu avec mes colocataires, aller sur internet, créer ou donner des idées pour quelques gags et répondre à mes messages, dont celui qui me fit rentrer dans le PAF, mais en coulisses. En effet je ne supporte pas être mise en avant et donner une autre image de moi. En attendant j’allais tant que je pouvais sur Paris pour voir mes amis du Gropays à quelques projections et réunions. Ce qui ne me laissais pas de temps pour mon petit ami. Il fini par être jaloux, envieux que je ne sois pas autant qu’il le voulait à ses côté, que je ne sois jamais allé à Nantes avec lui: « C’est parce que je suis plus jeune que toi que tu n’oses pas aller à Paris avec moi?! Tu n’oses pas me présenter?! M’a-t-il dit énervé. Il n’avait que trois petites années de moins que moi. Je voudrais bien connaître ces gens aussi! Tu suces?.
– Je te demandes pardon?
– Je te demandes comment tu as pu faire quelque chose comme ça en un clin d’œil. Je ne sais même pas pourquoi je t’ai laissé aller en Normandie! J’aurais dû insister pour que tu restes! Il me prend le haut des bras et là je ressenti une peur immense. Qu’allait-il faire?
– La … lâches-moi! Dis-je calmement.
– Tu comprends pas que l’amour que j’ai pour toi me fais souffrir. Mais on peut tout recommencer à zéro. Je ne veux pas aimer quelqu’un d’autre! Il m’embrasse alors avec fougue. Je le laissais faire, mais il avait alors commis l’irréparable selon moi.
– Regardes-toi! Commençais-je à sangloter, je n’aime pas me mettre en colère. Tu juges quelque chose que tu ne comprends même pas! J’allais te proposer de venir avec moi quand ils seraient d’accord ou lors de spectacles. J’avais l’intention de t’inviter pour que tu sois mon cavalier pour la semaine prochaine et aussi d’aller à une fête en région parisienne, pour fêter l’indépendance du Chili. mais tu viens de tout mettre par terre pour toi-même! Je n’ai même pas besoin de te dire Au revoir! » La vie venait alors de m’apprendre une grande souffrance au plus profond de mon cœur. Savoir renoncer à quelqu’un pour qui on a beaucoup d’estime, mais qui n’est pas capable de comprendre qu’en tant que humain chacun à besoin de sa liberté. Savoir faire confiance est quelque chose que j’ai aussi inculqué aux enfants que je gardais quand je fus au-pair en Grande-Bretagne puis en Norvège. De quel droit doit-on dire à l’être aimé comment se comporter? C’est aussi sur ce principe que je décidais de laisser X. Je su plus tard qu’il a tenu sa promesse et vit avec des hommes maintenant. Il ne veut plus de filles et il m’a supprimé de ses amis dans un réseau social bien connu. Le lendemain on m’appelait pour un dîner de travail dans la semaine. Je devais alors prévenir mon patron dans le parc que je changeais mes horaires, quitte à ne pas être payée si je ne pouvais pas changer mon shift. J’avais alors rendez-vous rue Ménilmontant pour le dîner avec une personne du PAF dans le restaurant chilien. Mais manque de chance il y avait eu un problème ce jour là et le patron du restaurant avait laisser un mot pour s’excuser de la fermeture de son restaurant ce soir-là: « Je sais où l’on peut aller si tu me laisses cinq minutes. Tu verras c’est une surprise.
-Mais, dis-je gênée, je ne veux pas que ce soit quelque chose qui vous coûte un bras.
– Ne t’inquiètes pas ma belle, ces choses sont très peu significatives pour mon porte-feuille. – Ok. J’attends. » La vie m’apprenait encore une chose: respecter les désirs, non dangereux, d’amis qui veulent faire plaisir aux gens qu’ils apprécient. Un taxi arriva peu de temps après que cette personne m’aie dit de l’attendre. Nous montâmes dans le taxi: « Monsieur pouvez-vous nous conduire à Grocci? Cette requête fut faite avec un clin d’œil. Je faisais comme si je ne comprenais rien. Nous arrivâmes près d’une boutique. Il me fit descendre de la voiture (je me croyais alors comme dans ce film avec J.Roberts, mais le seul truc c’est que je ne suis pas une catin). Difficile de garder les pieds sur Terre à ce moment-là. On vous recoiffe, parfume, chausse, habille -selon ce qui vous met en valeur- et en plus on vous prête des bijoux que même dix ans de salaire ne peuvent remplacer en terme de valeur! Mais je gardais mes valeurs humaine. Je me sentais gênée d’autant plus que la soirée n’était pas finie et qu’elle pouvait durer car le lendemain je ne travaillais pas. La vie me consolait sur le moment de la souffrance provoquée par ma séparation avec X. Nous sommes allés dîner dans un grand hôtel de la Capitale. Pendant que l’on goûtait le vin, La personne me demanda: « Racontes-moi un peu ce que tu fais en Normandie, ce que tu aimes faire quand tu n’es pas ici.
– Oh, c’est une grande question cela monsieur, vous savez.
– S’il te plaît tutoies-moi . » Je lui dit que j’apceptais et je lui expliquais combien il était important pour moi, dans la vie de pouvoir être heureuse et voir les autres heureux et combien cela me faisait mal si quelqu’un devait souffrir à cause de moi. Aussi je lui racontait ce que j’avais alors vécu vraiment ces dernières années. Il me dit alors que ce que je vivais allait être un petit lot de consolation. Mais que je devais le garder précieusement pour moi, quitte à me faire passer pour une égoïste, même si cela est contraire à ce que je crois.
Je lui parlait aussi du département nordique de l’université. Il en fut choqué mais amusé de la façon dont je lui présentais. Il fut heureux de comprendre que les scandinaves sont des gens fantastiques quand on les connaît bien.

C’est ainsi que je termine l’année scolaire 2009 – 2010.

Elman Flame @Esperanza Leal

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