Licence Universitaire Nordique, Normandie II

*Voir « Licence Universitaire Nordique, Normandie I »

Le mois de Septembre 2010 n’était pas fini. Je me trouvais encore en région parisienne pour travailler. Mais déjà je commençais à  déménager quelques affaires vers La ville Normande. RER A puis le train à Partir de la gare saint Lazare. Au moins deux aller/retour furent nécessaire avant le retour définitif en Normandie. Il était temps de reprendre la L2! Mais mon cœur était brisé. L’amour que j’avais pour X me tiraillais les tripes: « Mais ce n’est pas grave, comme on dit: Un de perdu, dix de retrouvés ». Me consolais-je. Mais ce ne fut pas le cas: je trouvais les plus ou moins dix, mais quel emmerdement! Tout ce que me consolais c’est que j’avais encore « mon petit loup » Norvégien qui m’attendait en Norvège et qui m’admirais car je vivais en Normandie (la région et la ville qu’il préférait en France). Mais avais-je le droit de me faire attendre? Je voulais partir en Erasmus non pas en L3, mais en M1. En tout cas j’avais le temps de réfléchir. C’est pour cela qu’il m’attendais, il voulait au plus profond de lui que je finisse mes études dans cette ville. Nous commencions l’année début Octobre. Et c’est aussi en Octobre que mon oncle me mis comme collaboratrice dans la station service qu’il dirige. Une formation assez particulière. On y reviendra plus tard. Aussi revenons à la deuxième année. Je ne savais pas où me mettre et me confier à qui? Les anciens L2 qui étaient maintenant en L3 n’avaient pas changé leurs caractères. Toujours aussi critique par rapport à nous les L2. Pourtant je ne les détestaient pas vraiment comme eux. Je m’en voulais d’avoir perdu X. Je suivais les cours et les potins de la section nordique mais très superficiellement. Je ne voulais pas décrocher à cause de ma tristesse. C’est vrai que à cause de cela je rigolais moins et les L1 de cette année-là m’ont connus plus ou moins. Je ne restais pas en salle de lecture comme l’année précédente. Je devais travailler avec le PAF et aussi avec la station service. Je n’aime pas être stricte avec la vie, mais je fus obligée, vu les circonstances, à me mettre à être sérieuse vis-à-vis du travail.
Que je me sentais mélancolique! Je ne voulais plus écouter les doléances des autres. Je ne voulais plus soigner. Je voulais juste me laisser aller tant que je voulais et pouvais. Bam-bi avait beaucoup à dire vis-à-vis de Bélissama et d’une autre fille rencontrée pendant les vacances d’été en terre angevine. Il y avait aussi cet homme qui a plus ou moins abusé d’elle. Je me rappelle de ce jour-là: Elle prenait du bon temps (boissons alcoolisées aidant), je me suis décidée à l’attendre avec un ami du gars avec qui elle passait la nuit. Cet homme-là était assit à mes côtés sur le canapé du propriétaire. Il me regardait fixement, il avait envie de moi, mais je n’avais pas envie de lui. Malgré cela il me força a lui frictionner ses bijoux de famille. Dans ma tête je suppliais pour que quelque chose arrive et je lui avais donné l’excuse du film que l’on regardait. Je voulais hurler, mais je ne voulais pas embêter Bam-bi. Mais il ne s’est rien passer de plus car j’avais alors un anneau à l’annuaire gauche que je faisais passer pour la bague de mon fiancé. En tout cas de retour en Normandie j’en voulais toujours à Bam-bi de ne pas se rendre compte du sacrifice que j’ai du endurer pour elle! Puis quand elle su que j’étais rentrer dans le PAF elle voulu bien sûr en profiter. Je lui disait que je « verrais ce que je pouvais faire » -et je lui sort toujours la même excuse. Elle est gentille, mais elle ne se rend pas compte qu’elle se croit exclusive de temps en temps – moins que Bernadette Vergemolle. Mais bon chacun d’entre nous (êtres humains) n’aime pas les reproches ou tout dépend comment on s’y prend (il n’y a pas longtemps mon professeur de Littérature Finlandaise, Ricky(1), n’a pas su s’y prendre avec moi, me reprochant quelque chose qui c’est avéré plus ou moins faux et cela m’a rendue triste car j’ai énormément d’estime et d’admiration pour lui, même si je le montre mal). Comme beaucoup d’êtres vivants se cachent pour mourir, je me cache souvent pour pleurer. C’est un refus en moi-même de montrer mes faiblesses. Je sais que je vais être agressive quand il me manque de l’assurance. Bien sûr, celui et/ou celle qui n’y réfléchira pas se dira que c’est nul et que cela ne vaut pas la peine de rester avec une personne de mauvaise augure. C’est une pensée primaire. Je suis au contraire attirée par ces personnes de temps en temps pour me comprendre et comprendre plus l’essence humaine. Mais il est vrai que certains ne veulent pas être aidé parce qu’il est trop tard ou que l’on est pas la personne qui peut les sauver de leur condition psychique.

En L2 Dina s’occupait de nous inculquer la littérature, surtout suédoise. Björn Frederiksen s’occupait de notre éducation civique scandinave. Björk s’occupait toujours de nous en Islandais et civilisation islandaise. Harald  Mortensen était toujours notre professeur de norvégien, encore plus absent. On essayait de le comprendre, mais il ne voulait pas nous expliquer ce qu’il se passait, on en payait les conséquences. En civilisation finlandaise on avait une jeune femme que tous les garçons et Bam-bi admiraient pour sa beauté nordique, elle s’appelle Evelina Tordalsen. Et en civilisation des langues minoritaires en Scandinavie nous avions une nouvelle femme suédoise, un peu perchée, plus que les élèves, mais assez adorable! Elle s’appelle Ingrid Hanson, elle est de confession juive si j’ai bien compris (mais ce fait ne nous intéresse pas pour le reste de la nouvelle(?)) et parle une quantité de langues impressionnantes. Elle me remontait le moral. Bam-bi voyait bien que je n’étais pas aussi animé que l’année précédente, mais cela ne semblait l’inquiéter guère. De toute façon à quoi cela lui servait? Je ne me souciais de personne! Même Bernadette Fergemolle pouvait jacasser, parler à sa façon totalement immature, des gens qui l’entouraient dans cette section. Je n’avais pas le temps de me consacré aux « oui », « non », « peut-être », « ah bon? » et autres commentaires des nordiques. Je n’avais plus de temps de me consacrer à Mouette-rieuse ou Bixente Huevar.
Cette année-là j’avais aussi littérature anglaise avec Madame « sèche-de-la-moule ». Elle nous embêtait avec son livre The Ways Of Seeing (de John Berger). Ce que je veux dire c’est que le livre en lui-même était intéressant, mais elle voulait nous imposer son point de vue et sa façon de prononcer l’anglais (avec son accent français). J’ai un meilleur accent qu’elle (cela est dû à mes années passées à Londres puis à Oslo -les Norvégiens sont tous quasiment bilingues en Bokmål/Nynorsk et Anglais) et ça elle ne le supportait pas.
Cette année de L2 fut « courte ». En effet, il y a eu le blocage de l’Université au mois de Novembre. Nous protestions contre la réforme de l’enseignement supérieur, qui allait laisser les plus pauvres et les moins érudits sur le carreau aussi l’université allait être privatisé. Elle allait avoir encore moins de moyens et les cours seraient mis en commun dans plusieurs universités, ce qui oblige beaucoup d’étudiants à voyager de ville en ville d’une même région et de supprimer des postes. Il y eu une, deux puis trois assemblées générales (AG) pour voter le blocage ou non de la fac. Tout le monde, ou presque, avait joué le jeu la première semaine. Même si il y avait ce blocage certains professeurs essayaient de donner cours: Harald Mortensen en premier. Il m’appela pour savoir si je voulais aller à un café pour nous faire parler en norvégien. Mais je lui ait répondu que je pouvais pas car j’étais « de garde » toute la nuit au bâtiment Lettres et que c’était pendant les heures de cours normal qu’il fallait se décider à donner des cours justement. Il y avait des AG toutes mes semaines et des réunions dites de crise presque tous les soirs. Les syndicats à tendance humanitaire se réunissaient pour prévoir les actions du soir même ou du lendemain. Il fallait juste enlever les puces de nos téléphones mobiles. Mais si on voulait nous écouter la puce ou la batterie n’était pas la solution. Non il aurait fallut que l’on laisse nos portables chez nous. L’Université était devenue un squat géant! Il n’y avait pas que des étudiants ou autres personne liée à la cause réellement. Beaucoup de SDF venaient juste se servir dans les machines de quoi manger gratuitement et le fait d’avoir assez peu d’hygiène a amené la galle dans la bâtiment Lettres. A l’annonce de ce fait, je n’autorisais pas n’importe qui dans le bâtiment Sciences. J’avais alors ma propre « armée » de gros bras. Aussi dans ce blocage la gentille présidence avait décidé de nous mettre des baby-sitters. Une société de sécurité car les autres responsables du blocage n’étaient pas capables d’assurer la sécurité des biens et des personnes présentes dans le campus (tellement ils buvaient tous les jours). Il y avait également la présence, de temps en temps, de certaines personnes à pensées xénophobes de la France aux Français (FAF) qui voulaient apparemment  « casser du putain de gauchiste qui défend les immigrés ». C »est-à-dire de la violence gratuite, sans fondement, du pure « capt’ain Cavern » et des pensées issues des âges où il fallait défendre son territoire pour pouvoir manger et vivre en paix. Certains ne savent pas comment se comporter en société. Mais laissons pour le moment ces cas à des sociologues. Revenons à nos moutons islandais du département Nordique. En L2 il y avait aussi Lulu, une gentille fille d’origine malgache que j’avais alors rencontré en L1. Elle faisait aussi finnois et suédois. J’aurais tellement aimé l’aidé, mais il fallait que je m’aide avant tout. Je ne laissais rien paraître au travail, que ce soit à Paris ou dans la station service ou devant ma famille. Il est vrai que les problèmes de cœur ne devraient pas prendre le pas sur votre lieu de travail par éthique, mais certains ne peuvent pas s’en empêcher car leur réaction est due à leur émotion plus ou moins forte qui prend le pas sur leur comportement. Aussi avait-on commencé à avoir des problèmes de plus en plus sérieux en section Nordique. Une nouvelle professeur, Champi-Dave, venait d’arriver pour enseigner. Une vieille suédoise venue des Paris IV mais avant de Suède, où elle avait enseigné mais se disait persécutée. Aussi a-t-elle dit qu’elle préférait la France pour les soins qu’elle lui prodigue. Mais il s’avérait qu’elle ne voulais pas se consacrer aux étudiants, ou juste un minimum. J’entendais alors tous les élèves devant la supporter se plaindre. J’allais comprendre leur douleur quelques mois plus tard (1). La vie me donnait plus a apprendre chaque jour. Le nouvel an arriva très vite. Les partielles, puis la reprises des cours. La nouveauté c’est que Harald Mortensen nous faisait alors la civilisation Norvégienne. Granny était bien en professeur de civilisation Norvégienne, il nous en avait déjà fait en classe de norvégien. C’était donc de la pure répétition.

« Jonan! » C’est ainsi que je nommais mon nouveau cochon d’inde! Petit, noir, avec une tâche blanche sur le dos et une patte blanche. Il tenait dans ma main. C’était un cochon d’inde très vif et qui aimait courir sur la couette de mon lit. Il a une curiosité très développée et il aime que les gens qui viennent dans ma chambre lui fasse des caresses. Mais je devais alors être très absente. Et ce sont des amis de la cité U qui l’on gardé plusieurs fois: soit ils devaient venir dans ma chambre, soit ils le prenaient dans leur chambre, soit c’était un membre de ma famille ou des études nordiques qui venaient chez moi. Oh, le cochon d’inde n’avait pas l’air de s’en plaindre du moment qu’il pouvait jouer et couiner sur quelqu’un! Aussi ce petit cobaye est nommé ainsi car il ressemble beaucoup à El Jonan de Baraka, une mini-série sortie de Vaya Semanita (un émission sur EiTB, la Télévision du Pays Basque). Programme Basque à tendance humoristique. Je trouve que mon petit protégé ressemble à la coiffure de cet idiot (El Jonan de Baraka). Aussi j’aurais pu l’appeler Txori , l’ami encore plus idiot que Jonan. -il est conseillé d’être au moins bilingue en espagnol pour comprendre le sens de ces images.

L’année fut rythmée au fil des disputes et des rires. Puis il y eu des vacances, une petite semaine. Je m’empressais de demander à mon employeur si je pouvais aller au Pays Basque, à Donostia, pour aller à Vaya semanita. J’eus mon budget et je demandais à Bam-bi de venir avec moi, mais je ne m’attendais pas à ce qu’au dernier moment Bixente Huevar vienne en courant derrière nous pour aller acheter les tickets (je dus recontacter mon employeur pour une place supplémentaire à l’émission). Nous sommes allés dans une auberge de jeunesse. Une vraie auberge à la Basque! Pendant une semaine nous avons déambulé dans le vieux San Sebastian! Qu’est-ce que je rigole encore quand je pense à la façon dont je me suis débarrassée de Bixente! Un soir, pendant une fête, je l’avais alors casé avec une grande et grosse Danoise! Mais au bout de deux jours cela m’inquiétais: Que va-t-on dire à ses parents? Qu’il à voulu voir le petit lapin rose de trop près? Trop de gamahuche? Puis, finalement, on a revu Bixente, ses cheveux blonds vénitiens bizarres, à l’entrée des studios de télévision. Lui est retourné en France le jour d’après et Bam-bi et moi le surlendemain.
De retour en terre Normande je tombais malade à cause de la différence de température. Jonan étais avec moi, mais je me levais à peine pour lui donner de quoi manger. Je suis allée chez le médecin afin d’avoir des médicaments et de quoi me soigner. A peine remise il fallut que je me remette au travail. Du côté études comme du côté professionnel. La saison c’est bien finie. Je fêtais alors mon anniversaire à Roland Garros. Une petite cuite à la bière et au champagne surtout! Puis je continuais mes leçons de conduite que j’avais commencé peu avant mon anniversaire. Tous les jours de l’été j’ai conduit de une à deux heures par jours. Je travaillais encore et toujours sur la station. Je ne savais pas encore si j’allais aller à Paris pour continuer mes études en plus du travail dans le PAF. En tout cas les heures de conduites furent stressantes avec le gros et l’autre brune qui ne faisaient que de m’abrutir de cris. J’y réagissais très mal et cela c’est ressenti dans ma conduite. Il y avait, surtout et souvent, un petit blondinet âgé de six mois de moins que moi. Super cool, mais l’anxiété de ne plus le voir m’a fait mal et je craquais. Merde! J’ai pleuré devant lui! Je présentais mes excuses les plus plates. Puis il y a eu la semaine de rattrapage des examens à l’Université  début septembre 2011.

C’est ainsi que fini l’année scolaire 2010 – 2011.

(1) voir la prochaine partie de cette nouvelle: « Licence Universitaire Nordique, Normandie III »

Elman Flame @Esperanza Leal

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