Le Chili veut refaire son Éducation Nationale #Chili #ÉducationNationale #JeunesDéputés #GiorgioJackson #MINEDUC

Le Chili est ce long pays qui longe l’Agentine et qui se trouve qu sud du Pérou et la Bolivie. Il est placé sur la Cordillère des Andes. Le Nord est Chaud et aride, le milieu est tempéré et le sud très froid.
Les chiliens sont des gens chaleureux et accueillants. Il y a une gastronomie riche et abondante grâce aux différents climats présents sur le pays. Les gens en vivent très bien. Il y a également beaucoup de richesse minière (les mines de cuivre ne manquent pas!)

Le Chili est également connu pour le XXème siècle tumultueux qu’il a connu. Surtout dans sa deuxième moitié avec l’avènement du Président Salvador Allende et des nationalisations qu’il avait alors mis en place depuis son élection le 24 octobre 1970. Puis, le 11 semptembre 1973, tout ce système extrèmement bon pour le peuple s’arrête avec le coup d’État du Général Pinochet, soutenu par les États-Unis. Ce coup d’État s’incrira dans le plan condor et fut le premier à installer une dictature dans les pays d’Amérique Latine. Beaucoup d’opposants sont tués et/ou torturés. Beaucoup fuient le pays vers les États-Unis, Canada, Australie, Royaume-Uni, France, Suède, Norvège, Allemagne, Espagne…
Suite à cet exil forcé de près d’un milions de personnes, la nationalité Chilienne leur a été retirée et « rendue » en 2001.
Ma famille et moi étions apatrides en 1985. Mon père ayant choisi la France très vite après que la maison de ma grand-mère maternelle fut gazée par la junte militaire, alors que j’étais bébé. Ma mère ne savait pas où elle s’embarquait, mais elle choisissait de suivre mon père pour le bien de mon frère et moi.
J’ai grandi en France avec ma famille, j’ai eu l’occasion de bien comparer la mentalité Chilienne et Française: lorsque ma grand-mère maternelle vient voir ma mère et ma tante, je me rend compte combien l’avancée des mentalités est forte en France, ou plutôt, plus libre. Nous avons des études et des structures qui nous permettent de vivre dignement (alors je ne comprend pas les râleurs qui ne sont pas sitistfaits de certains services!) et d’accèder à des choses que nous ne pourions pas nous permettre si il n’y avait pas eu cet exil. Cela m’a fait grandir dans des sentiments ambigüs, mais maintenant que nous sommes bien intégrés, je sais que je le dois à la France et cela jamais je ne l’oublierais et le transmetterais à mes futurs enfants.
L’éducation que la France m’a donnée, et me donne toujours, me permet de voir que l’éducation au Chili n’est réservée qu’à une certaine élite (ceux qui peuvent se payer des études supérieures sans aucun problème ou presque ou encore rembourser le prêt que les banques mettent en place avec des intérêts monstres!). L’éducation qui me permet d’accèder à une liberté et penser à ce que le Chili pourrait être si son gouvernement et sa constitution donnait cet accès gratuit et rémunèrerai bien les professeurs pour les services qu’ils rendrent en éduquant le futur citoyen! Le Chili est une république, certe, car cela à été prévu dans la constitution dictatoriale de 1981. Mais cette constitution manque cruellement de démocratie!

Le Chili doit modifer sa Constitution Dictatoriale de 1981 pour le bien de son éducation et donc de son peuple! Nous ne sommes plus dans une dictature officiellement au Chili et beaucoup d’accords politiques se font avec les pays développés de l’hémisphère nord. Le Chili, dont « par la Raison ou la Force » est la devise, est une jeune république (11 mars 1990), qui s’en remet à des lois issues de la dictature de Pinochet. Il y a eu des modifications pour que la transition en Démocratie se fasse, mais la plus importante est celle de l’éducation. LE pire c’est que dans la tête du peuple Chilien plus on paye, mieux l’éducation à l’école est. Et c’est ce point de vue issue de la dictature et avant qui doit changer. Si tous les Chiliens avaient accès à l’éducation qu’ils méritent, le peuple s’en sortirait grandi et surtout saurait choisir ses dirigeants hors de la sphère élitique et n’accepterait pas la manipulation de certains politiques.
En effet, les politiques Chiliens sont issues de grandes familles arrivées avec les conquistadors et d’autres Européens venus faire fortune en Amérique Latine aux 18ème et 19ème siècles. C’est pour cela que l’on trouve beaucoup de noms de familles à consonances Basques, Anglaises, Croates, Slovaques, Allemandes ou Françaises (EX: Bernardo O’Higgings, le libérateur du joug Espagnol sur le Chili, la famille Pinochet ou encore les nouveaux députés: Giorgio Jackson et Gabriel Boric).
Beaucoup de Chiliens exilés veulent de la Révolution démocratique que le Pays doit et mérite avoir. La réforme ne peut pas se faire sans eux et les idées « nouvelles » ou plutôt ce qu’ils ont connu dans leur exil et ce qu’ils peuvent injecter dans cette refonte de l’éducation demandée par le ministre de l’éducation (MINEDUC) Chilien, Nicolas Eyzaguirre. cette année.
Les jeunes députés furent plus que d’accord et sont partis faire un tour du monde des modèles éducatifs pour voir ce qu’ils donnaient et le quel serait le meilleur pour le Chili.

C’est dans ce contexte que j‘ai pu rencontrer (Kenneth) Giorgio Jackson (Drago) et son Chef de Cabinet Rodrigo Echecopar Kisic: Dans mon emploi pour une structure du Gouvernement Français, je fue autorisée à assister à la présentation de l’éducation supérieure en France. Ils ont eu le droit au fameux cursus LMD (Licence, Master, Doctorat) mis en place par les accords de Bologne. Une explication de la diversification des Universités en France et des Campus différents. Puis une explication brève des grandes écoles et Hautes études de la France. Ils reçurent une grande feuille explicative, mais très peu claire à leur yeux. Puis ils eurent des questions sur le fait que les étudiants soient d’accords ou non avec les nouvelles réformes de l’Université (Lois LRU et privatisation/indépensisation des Universités depuis 2006). Ils nous ont demandé si nous étudiants avions été consultés, ma réponse fue rapide: « non ». Je leur expliquait alors les luttes et les bloquages mis à mal à cause de l’UNEF (syndicat ne représentant pas tous les étudiants) qui a signé la réforme avec l’UMP. Je leur expliquait aussi comment mes études furent gratuites et que la bourse m’a permis d’évoluer et atterir au sein du Gouvernement. Ils me regardèrent avec des yeux ronds de surprise (révolutionaire pour eux que la Franco-Chilienne que je suis a pu étudier, travailler et être syndicaliste dans les Universités où j’ai étudié). Je leur ai expliqué le système des bourses et mon collègue en charge de la rencontre aussi: « C’est aussi cela qu’il nous faut au Chili! » S’exclama Giorgio. Rodrigo acquiesa. Ils furent tellement heureux de pouvoir voir les phases cachées de l’éducation en France qu’ils me dirent de contacter mon ami président de l’AGEPS (Association Générale des Étidants Paris Sorbonne), pour avoir plus de détails. Mais c’est surtout aussi parce qu’il ne fallait pas que ce soit seulement moi (Chilenne) qui leur parle de ce que la France a de révolutionaire! En effet, un président de syndicat c’est bien mieux surtout quand il faut expliquer les enjeux politiques -Même si en ce moment l’AGEPS manque de peps à ce niveau là-. Ils me disent aurevoir en m’enlaçant dans leur bras (à la Chilienne quoi!). Qui à dit que les politiques ne pouvaient pas être drôles, jeunes et trop calinous? 😉
J’appelle de suite Eugène et lui dit que mon nouvel ami le Député Giorgio Jackson et son chef de cabinet Rodrigo Echecopar veulent le rencontrer pour parler syndicalisme et éducation du point de vue étudiant qui sait revendiquer les choses sans reculer sur les droits acquis.

Le surlendemain, jour du rendez-vous, j’explique vite à Eugène ce que j’ai vu sur internet et la fausse idée que Giorgio avait sur l’UNEF (en effet, des personnes de l’UNEF étaient allées au Chili lors des manifestations estudiantines dont Giorgio était un des leaders en 2011) et que j’étais désolée de voir une photo à leur côté.
Nous sommes à l’heure donnée par Rodrigo, le vendredi sur mon mail au travail, et l’hôtel au boulevard Raspail. Nous les réveillons malgré nous. Un peu impressionnée de de devoir demander « M.Jackson ». La réceptioniste nous dit qu’elle ne les a pas vu descendre, qu’ils sont sûrement encore entrain de dormir, elle compose tout de même le numéro de leur chambre et me passe le téléphone. J’atterris sur la messagerie (j’avoue que j’aurais bien voulu que l’un réponde et moi de dire « Hi, this is your wake-up call »). Elle les appelle à nouveau, mais ils ont décroché et elle n’arrive pas à les joindre. Quand elle parle à l’un d’eux enfin elle leur dit (en Anglais): « Pardon Monsieur de vous réveiller, mais vous avez deux personnes qui vous attendent à la réception ». Elle raccroche et nous dit « Il a dit en effet, ditent leur de nous excuser et de s’assoire en attandant ». Eugène et moi nous exécutâment. Après 10/15 minutes Rodrigo arrive. Il vient de sortir de sa douche, je suis désolée, mais en même temps amusée de voir combien il s’est grouillé pour venir et il s’excusa. Il demanda si Eugène parlait espagnol, ce n’est pas le cas. Je pensais devoir faire de l’interprétariat. Alors les échanges devaient se faire en anglais (« I am lost in translation now! » je leur sort car il ne m’est jamais venu à l’idée de parler en anglais à un Chilien ou un Français! Mais bon c’est la seule que nous avons en commun). J’ai eu du mal à mettre de côté mon excitation après avoir étudié un peu le cas Jackson et son acolyte Echecopar. Leurs idées de réunion de ce qu’il y de meilleur dans les éducations de chaque pays qu’ils découvrent, est aussi mon idée et ils se donnent les moyens de la réaliser! C’est pour cela que je me dévoue à leur travail et aide tant que je peux car cela concerne aussi l’avenir de mes futurs enfants (voudront-ils étudier en France ou au Chili? Quel futur choisiront-ils? Il faut leur donner le plus large choix possible et qu’ils puissent se donner la liberté d’étudier où ça leur plaise avec de la qualité).
Si je me suis permise de leur présenter plus en profondeur le panel éducatif Français c’est pour aussi servir la cause de mes deux pays. Je sais que si je vais au Chili concrétiser une école plus juste et gratuite sur le modèle Finlandais/Scandinave et Français, je sais que je vais me sentir Française car je sais ce que je dois à la France, le pays qui m’a éduqué avec égalité et vu grandir. Je me sens ici Chilienne (aussi) car je sais que je peux aider le pays qui m’a vu naître et donné les premières armes de la vie. Je veux montrer au Chili qu’une éducation de qualité et gratuite est possible pour tous. Que le peuple en faisant le petit effort nécessaire peut avoir une chose qui les mènera à une meilleure qualité de vie et de choix à faire!

(je continuerais ce blog dès que possible pour donner les explications sur ce qui va suivre et ce qu’il est entrain de se passer au Chili grâce aux idées qu’on leur a donné) 😉

CAM00978

                                                  Giorgio Jackson et moi à Campus France (Paris) le 30 octobre 2014

La Patria se educara! 🙂

Valentina S LEAL

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