Licence Universitaire Nordique, Normandie I, II et III

Chère Lectrice, cher Lecteur bonjour,

Aujourd’hui le blog proposé est une nouvelle(?) qui va évoluer au fil du temps (je vais devoir découper le texte année par année afin que tout ce qui est dit ici soit “suivable”). Elle est en grande partie autobiographique (inspirée de personnes réelles -mais je pense changer un peu leurs noms et peut-être un peu leur traits de caractère – et de faits réels): Elle sera d’une part avec beaucoup d’humour, encore d’autre part avec de la fantaisie et qui sait de l’onirisme et du désir. Vu les influences “subies” dernièrement cette histoire risque d’avoir des hauts et des bas assez amusants. Ce-ci est aussi un hommage à ces personnes qui essayent de donner, tant bien que mal, une éducation à d’autres. Il ne faut pas avoir peur des sujets tabous ici! Aussi cette nouvelle(?) m’aidera-t-elle à briser une ligne qui me fait penser à cette sorte d’Amour courtois -comme on voit dans les histoires Arthuriennes. Un Amour qui tue mon amour propre à petit feu depuis le début de cette année (“comment ne pas succomber?” c’est ce que je me demande à chaque fois, que faire quand on est poussé à garder une certaine distance à cause de la société qui vous entoure?). Histoire contemporaine et plutôt véridique à vrai dire… Sous vos “applaudissements” je vous demande de bien vouloir accueillir ma nouvelle(?):

Mais d’abord mise en garde spéciale pour mes lecteurs spéciaux;)

“Mes chers Professeurs et mes chers amis et camarades, rien de ce qui est dit ici est à prendre mal. Je reconnais que je risque d’avoir une histoire assez castratrice de temps en temps, mais si il vous arrivait de tomber sur cette histoire et que vous vous sentiez visés par un nom ou la profession -trop tournée en dérision- soyez rassurés: vous pouvez intervenir pour essayer de changer le cours d’une phrase, d’un paragraphe, d’une page etc , mais l’auteur (moi) garde le dernier mot.”

Cette histoire commence une journée d’automne. Nous sommes alors en 2009, situés dans une ville normande, le département des études nordiques d’une université publique.
Chacun vaque à ses occupations. Les premières années de licence sont convoquées à une première réunion. Les professeurs sont alors curieux de voir quelles sont les nouvelles têtes qu’ils vont avoir en face d’eux. Quel genre de “petits monstres” allaient être leurs élèves? Ça ils ne le savaient pas. La nouveauté est un plat qui s’apprécie à froid: Harald Mortensen, l’enseignant Norvégien, qui semble être un prof au regard absent, assez lunatique (on apprendra plus tard qu’il a fait des enfants avec une élève rouquine). Dina Erikson, professeur de civilisation, littérature scandinave et à ses heures perdues de suédois, semble être très terre-à-terre. Tout comme Bjørn Frederiksen, le Danois improvisé prof de linguistique générale qui, malgré sa belle calvitie brillamment drôle, semble être un homme responsable. Il y a aussi Björk, la directrice du département et professeur d’Islandais, qui nous présente la brochure et le programme qu’elle contient. Björk est dotée de grandes mains et d’un corps de camionneuse (on la croisera à la gay-pride plus tard, mais cela ne signifie pas qu’elle soit lesbienne, elle peut être tout simplement ouverte d’esprit). Elle à une forte prononciation du son [s]  (quelque chose qui se situe entre le son du ‘s’ français et du ‘th’ anglais). Il y a aussi Thor Rompa, le professeur de langue danoise doté d’une grosse voix. Présents aussi: Claude Bagnole (le seul Français bientôt à la retraite), professeur de lettres scandinaves/traducteur de Norvégien et Susan Ilmarinen, une vieille et mystérieuse Finnoise, qui me faisait alors penser à une chouette venue des neiges Lapones. Ce qui fut bon signe car il s’avéra que cette chouette était quelqu’un de sage comme on le verra plus tard.  

C’est ce jour là que je faisais la connaissance de Bam-bi. Une fille très gentille et rigolote, venue tout droit du pays des andouilles. Quel boute-en-train cette Bam-bi! Avec ses dents de la chance qui lui donnent un faut air mixé de Béatrice Dall et de Yannick Noah mélangés à une touche de Laurent Voulzy. Je découvrais, au fil du temps, qu’elle admirait et aimait le musique rock et métal (ce que j’apprécie aussi de temps en temps). Ce jour-là je faisais aussi la connaissance de Bernadette Vergemolle, une petite greluchon qui venait faire finnois -ce dont elle était fière, qui s’en ventait et qui croyait savoir tout de la vie. Déjà elle voulait avoir l’attention de tous (personnellement elle me tapait déjà sur le système! Bam-bi, elle ne supportait pas cette débile -mal baisée!). Puis il y avait aussi Albert Jarnuk qui venait faire danois. Il y en a d’autres aussi qui étaient là, ou dont j’ai fait la connaissance plus tard dans l’année car ils venaient de temps en temps aux cours (je pense à Bixente Huevar et Mouette-rieuse). Aussi je fit la connaissance des deuxièmes années coincées du cul, comme de la tête (mais pas toutes, je pense à mon ami Bastian Gentlehomme et Aimé Frizette): “Ah, mais c’est pas bientôt fini vôtre bordel! Nous disaient-ils. Nous au moins nous ne faisions pas autant les zouaves en première année!” Nous les regardions alors avec cet air “Je m’en fout, parles à ma main!” Bon je le conçois: il y des fois où Dina (nous appelons nos professeurs par leur prénom en section scandinave) ouvrait le porte adjacente à la salle de cours qui donnait alors sur notre salle de lecture: “Bam-bi, Win-ny (moi) et Mouette-rieuse un peu plus de calme, s’il vous plait. Les deuxième années ne sont pas capables de se concentrer sur le travail donné en classe.
– Oh, pardon, répliquais-je, mais il y a des choses trop marrantes qui concernent les scandinaves ou leurs manières dont nous voyons. Et j’expliquais à ma façon comment la vie se déroule en Norvège.
– D’accord. Disait Dina avec un petit sourire aux lèvres. Mais rigoler un peu moins fort.”
Les deuxièmes années nous en voulait alors profondément, Bam-bi les aimaient bien mais les trouvaient trop sèches et hypocrites.
Cette année là nous avions décider de trainer un peu dans le bar de la fac. Bam-bi, Albert J., Bernadette V., Mouette-rieuse et moi étions entrain de boire encore une bière cette journée d’automne-là. Il y avait un groupe de personnes derrière nous. C’était quatre filles: trois pouffes(que je ne connais toujours pas) et une fille au crâne rasé, Bélisama. Elle racontait des blagues à tu-tête. Les trois têtes-vides n’y comprenaient rien! Dès que je l’ai entendue, j’en pouffais littéralement de rire! La galerie, à quasi-ciel ouvert, où nous nous trouvions résonnait de mon rire et des rires de Béli. Cette jeune femme au crâne rasé avait plusieurs façons de rire. Bam-bi était sous le charme! Bélisama dégageait une telle aura qu’elle attirait beaucoup d’érudits à elle: “Faut que je vous disent quelque choses les nanas …, commença-t-elle à nous dire. Puis elle se retournait vers Albert J. … Oh, mais attends toi avec une telle coiffure, tu me fais  penser à une touffe de chatte portugaise lisse!” Lui dit-elle de sa voix rauque et aigüe (comme si elle avait pris une bouffée d’hélium avec une touche de cocaïne l’instant d’avant). Nous pouffions tous de rire! Elle avait une manière directe, digne d’un one-man show, de lancer ses vannes! Et elle riait autant que nous de ses vannes! On ne pouvait que l’aimer, mais pour moi ça n’a pas été jusqu’au désir. Non je ne voulais pas avoir de sexe avec une fille (cela me dégoûte toujours). Mais je conçois que mes amies veulent être des libertines ou tout simplement lesbiennes. Bam-bi la voyait plus souvent que moi. Elles finirent par former un beau couple. Pendant une semaine je n’étais pas au courant des pratiques libertines de Bélisama (et qu’elle les fit découvrir à Bam-bi). Alors que Bam-bi se sentait des ailes seulement pour cette fille, Béli, elle se sentait apte à planer pour tous ceux qui voulaient lui offrir beaucoup d’amour charnel. C’est aussi comme ça que j’ai su que Bélisama habitait à droite, à gauche ou dormait dans des squats. Je su aussi qu’elle allait souvent en boîte échangiste. En peu de temps on en savait tellement sur Bélisama. Mais on en était pas dégoûté, comme on aurait pu l’en être par rapport à d’autres personnes dans sa situation (ce dont la société ou l’éducation chez certaines personnes, qui ont un toit, appellent des SDF).
Aussi, en ce temps là, je faisais la connaissance d’un autre bon camarade de classe. Il s’appelle Jorge Da Silva. Il est d’origine portugaise de la part de son père mais breton de la part de sa mère. Il devait alors me présenter sa petite amie (jalouse à en mourir, mais super sympathique). Jorge m’invita à un café pour faire connaissance et pendant que l’on prenait notre café et parlait de nos vies, sa chérie appela. Il lui dit où nous étions. Ça avait l’air de barder: “Elle est tout le temps comme ça dès que je vois une autre personne … enfin … je veux dire une … fi … fille, me dit-il tout gêné. Elle est de nature possessive mais très gentille. Tu verras, elle  s’appelle Katrine.” Katrine arriva et il du se lever pour lui dire bonjour. Un petit baiser furtif. Elle vint à moi. Je lui souriais pour éviter de lui montrer que je craignais alors sa réaction de fille jalouse. Je me présentais à elle et nous discutâmes un peu. Mais malgré cela elle faisait une tête de fille envieuse quand je leur dit au revoir.
Cette année là, je commençais donc mes années de LLCE Norvégien dans cette ville normande. Harald Mortensen (notre feu enseignant de Norvégien) avait décidé de faire une petite soirée. Bam-bi et moi avions décidé d’inviter Bélisama. Oh, qu’est-ce que l’on a pu rire! Ce soir là, un mardi si je me souviens bien, Harald avait fait un petit discours en Norvégien pour les élèves Norvégiens qui venaient visiter le département d’Études Nordiques de la ville normande. Bélisama est alors prise d’un fous rire non discret, tout le monde se retournait alors vers nous parce que Bam-bi et moi lui avions dit que l’on se sentait comme dans un groupe des A.A. (Alcooliques Anonymes), parce qu’il fallait que chacun se présente brièvement. Et là se sentant au milieu de toute l’attention Béli dit, de sa fameuse voix rauque, à Harald: “Hé bonhomme, je ne comprend pas trop ce que tu dis, ça r’ssemble beaucoup à l’Allemand! Mais bon si ça se trouve, si j’avais pas autant bu avant de v’nir à ta petite soirée man, j’aurais pu comprendre plus et pas avoir rit comme une mouette en plein rut, qui se fait coller un vers à la raie! Oh man tien, je sais je vais prendre un coup à ton honneur et a vous tous, dit-elle à tu-tête, en se retournant vers le reste de la salle. Elle se tourne à nouveau vers Harald en finissant une grande gorgée de vin: Continue! Aller continue ton discours qui ne veut rien dire pour moi! Alléluia!” Mon Dieu, je n’en pouvais plus. Je pleurais de rire, mais Bam-bi encore plus. Je pense que à part nous, tout le monde était outré de cette folle attitude.

Nous passâmes une année assez paisible. Bam-bi sortait alors avec les amis de Bélissama et je les rejoignais de temps en temps dans cette vie de bohème aux pieds du château -ou plutôt ce que j’appelle “la ruine”. Cet hiver-là il neigea. Tout était bloqué en ville: pas transport en commun et peu de taxis osaient alors circuler. Mais nous, étudiants, on avait la plus merveilleuse pente à descendre de la cité U/restaurant universitaire jusqu’à la fac! Jusqu’au bâtiment Lettres! Certains se contentaient des plateaux du restaurant universitaire. Mais moi, avec mon esprit de génie, totalement tordu, je suis remonter chez-moi pour aller chercher des lingettes de nettoyage et désinfectantes. J’ai appelé Bam-bi et son grand ami afin de nettoyer une grande poubelle. Ce que nous exécutâmes. Arrivés en haut de la pente, nous nous plaçâmes, tant bien que mal, en mode bobsleigh. Nous mettant les uns derrière les autres. Nous avons bien dévalés là où la neige était lisse et devenue plus ou moins glace, à force de passages. On ne voyait rien. Avant la fin de la pente nous nous sentions sauter, les roues avant de notre “bobspoubelle” se sont bisées net et nous nous sommes retrouvés à faire des tours malgré nous dans la neige! Qu’est-ce que l’on rigolait! Ensuite nous sommes allés en classe dégoulinant de neige! Les profs nous regardaient incrédule, tout comme les deuxième années. Le regard des deuxièmes années d’alors semblaient dire “Quelles petites imbéciles! Elles sont entrain de faire les zouaves encore!” Mais les premières années, nos camarades, nous ont demandé où nous avons été nous mettre dans un état pareil et riant. Nous leur expliquâmes nos aventures en “bobspoubelle”: “Oh le gag! Disait Mouette-Rieuse après avoir rit en couinant/poussant des rires tel les sons d’une mouette. J’aurais bien voulu être là pour vous filmer! On se serait fait un petit magnéto sur vidéogag!”
Comme c’était un vendredi, nous avions cours avec Bjørn Frederiksen. Notre professeur de linguistique, qui nous fit la remarque que l’on nous entendait beaucoup dans le couloir. Mais après avoir entendu notre histoire sur le “bobspoubelle” dit: “Ch’est tRès bien que Fous Fous amussiez aFvant de FeniR à mon cours. Che sais bien qu’il n’est pas aussi amussant. Mais essayez de suiFre!” Nous nous exécutâmes à son désir de professeur dégarni. On était gelées. Alors après son cours nous sommes allés prendre un café. Je demandais alors à Bam-bi si elle avait eu des nouvelles de Bélissama. Elle me répondit que non et que cela l’inquiétait puisque les gars et les filles du château n’avaient pas de nouvelles non-plus. On essaya de l’appeler sur son téléphone, mais on tombait sur son répondeur. On faisait cela jusqu’à ce qu’on s’en lasse (juste un peu après le nouvel an 2010). Cette année-là je retournais souvent en région Parisienne afin de rencontrer mon petit ami et mes amis du parc d’attractions mené par un gros rat, un endroit “rempli de magie” où j’avais travaillé l’été 2009 après mon retour de Norvège. Je commençais aussi à passer des auditions dans quelques chaînes du paysage audiovisuel Français (le PAF). Mais je n’étais pas très rassurée et je n’ai pas aimé leur mode de recrutement, mais je l’ai fait pour m’amuser -je ne travaillais pas en même temps que mes études. C’est ainsi que je faisais presque chaque week end: un petit aller/retour entre la Normandie et la région Parisienne.

Faire plaisir à un homme est très facile quand il veut qu’on leur déride les bijoux de famille, mais je ne demande jamais à avoir des relations quand je suis avec. Ce sont des amis avant tout bien entendu. Ce sont eux qui viennent à moi et qui voient bien que je suis hésitante et que je n’oserais pas faire le premier pas, même si intérieurement je les désir de temps en temps. De plus, à l’époque, j’avais mon “petit loup” en Norvège. Nous entretenions une relation à distance, mais je me posais beaucoup de questions sur cette relation. J’appliquais alors le fameux “loin des yeux, loin du cœur” (peut-être que lui aussi, mais je ne connais pas cette expression en Norvégien) et j’entretenais donc une relation avec mon petit ami parisien. C’est dingue comment on sent lorsque l’on a besoin d’affection, même de la part d’un homme que l’on connaît à peine, du moment qu’il soit gentil et qu’il vous apprend à prendre la vie du bon côté. Je m’en voulais d’être aussi faible et d’être l’objet de désirs autres que “mon petit loup Norvégien”, qui vivait dans sa campagne norvégienne. Je n’ai jamais avoué à mon petit ami que j’avais déjà quelqu’un dans ma vie.

Cette année-là nous avions aussi de la civilisation britannique. Avec un professeur que nous nommions gentiment “Poppy”. Avec le même prénom que l’un des personnages du Gropays répondant au nom de Kael. Poppy avait un cul de meuf monté sur de longues jambes: “Ça se voit qu’il est gay ce gars, dis-je à Bam-bi. Son cul est trop beau, d’une et la façon de se mouvoir le trahi.
– C’est clair!” Me dit Bam-bi. On arrêtait pas de le regarder et de rigoler par rapport à cela. Poppy en avait un peu marre car il voyait bien que l’on rigolait de lui, mais il ne savait pas de quoi. Mais bien sûr nous étions concentrées sur son cours! Il avait essayé de nous séparer, mais c’était pire: On se balançait des mots dès qu’il écrivait ou faisions des jeux de mots à haute voix. de sorte que toute la classe entendait. Poppy ne supportait pas être perturbé par nos voix, mais comme on donnait de meilleur résultats que les anglais première langue, qui suivaient le même cours, il décida de nous laisser faire. Il baissa les bras. Mais il nous en veut toujours: A chaque fois qu’il me croise ou croise Bam-bi dans les couloirs de la faculté, il nous regarde méchamment! Mais je ne lui en veut pas car nous avions fait des trucs reprochables! Je vois bien qu’il veut nous lâcher quelque chose de très profond!

Parfois les semaines se passaient lentement et beaucoup de cours de Norvégien sautaient parce que notre maître de langue norvégienne, Harald Mortensen, ne voulait pas donner cours ou avaient des obligations avec ses enfants. Il était assez bizarre ce prof. Pervers. Je me retrouvais quelques fois en mini-jupe (j’ai pris l’habitude de m’habiller ainsi quand je vécus à Londres) et lui regardait sous la table, même quand je me trouvais en salle de lecture. Je devais alors attirer discrètement le regard de mouette-rieuse sur ce qu’il faisait. Je me sentait quand même assez dégoûtée et je commençais à mettre que des pantalons lors de ses cours: “Quel gros dégueulasse! Disait alors mouette-rieuse. Il cherche quoi en observant d’autres femmes que ça compagne? Et en plus tu es son élève, même si tu es adulte!
– Ce n’est pas ça le problème, lui dis-je. Mes parents aussi étaient un couple prof/étudiant. le problème c’est qu’il a des enfants qui viennent à peine de naître. Je lui ai fait plusieurs fois comprendre que les nigauds comme lui ne sont pas ma tasse de thé, Norvégien ou non! … Ce qui me rappelle une histoire avec mon propre père et l’une de ses élèves. Cette fille m’a dégoûté car elle n’avait pas le droit d’avoir mon père comme petit ami. En plus elle avait au moins vingt ans de moins que lui! Il allait être quoi? Un professeur de gamahuche?
– Ok. Je n’ai pas vécu cela de mon côté, mais ce que je veux dire c’est que chacun doit être consentant. Mais je te verrais bien avec un prof! Tu as l’air de dire que c’est une habitude dans la famille.
– Bah, ça reste un homme après tout le désir est humain. Tout comme le consentement!”

Nous poursuivions notre année avec nos professeurs tout en faisant des blagues en cours. Dina, Bjørn, Björk, Harald et d’autres professeurs du département aimaient bien finalement nos petites piques, surtout celles de Bam-bi et les miennes qui ne manquaient pas d’imagination! -et elles sont toujours les meilleurs!-
Mais le glas affectif devait sonner vers la fin de l’année pour Bam-bi, elle qui se posait des question sur l’Amour et le désir charnel qu’elle avait pour Bélissama. Mais il sonnait aussi pour moi qui allais devoir supporter quelque chose que je connaissais déjà. Dans la cité U où j’habite, Béli venait voir souvent une de ses potes et dormir dans sa chambre. Aussi venait-elle avoir des nuits agitées avec elle. En passant elle allait chez les dealers des chambres 217, 218, 219 et 220. Mais il n’y a pas que chez eux qu’elle y trouvait son bonheur côté stupéfiants. Ces choses-là la faisait se sentir comme si elle était “15 dans sa tête”, comme elle le reconnaissait elle-même. Elle venait aussi parler avec moi de ses soucis (elle savait que j’allais lui prêter une oreille attentive et lui donner les réponses dont elle avait besoin). J’allais donc devoir affronter la vérité sur le fait qu’elle ne donna pas de nouvelles jusqu’alors. Nous étions mi-mai, j’allais fêter mon anniversaire bientôt. Je revenais d’une soirée passé avec Bam-bi et ses camarades du parti communiste -elle voulait être jeune élue. C’est en remontant vers ma chambre, que je croise cette jeune femme que Béli connaissait. Elle hurlait de tristesse et une de ses amies l’aidait à descendre les escaliers. Mais je ne pu savoir ce qu’il se passait sur le moment même. Ce n’est que quarante-huit heures plus tard (un vendredi) qu’elle me mit au courant: Bélissama venait de mourir d’overdose dans son sommeil:
“Où ça? Comment? Qui était avec elle? Qui est le connard qui lui en a donné alors qu’elle venait de sortir de l’hôpital psychiatrique?
-Je ne sais pas! Sanglotait la jeune femme. Je vais aller trouver des réponses … à plus tard. Bonne soirée!”

“Comment vais-je annoncer cela à Bam-bi? On est vendredi et elle est chez ses parents! Si je la fait pleurer de trop, ses parents vont se demander pourquoi et elle ne peut pas leur dire que c’est à cause de l’amour qu’elle a pour cette fille … mais mon devoir est de lui dire la vérité”. Me dis-je. Je lui envoyai un message téléphonique écrit: “Il vaut mieux que tu sois avec quelqu’un de confiance demain matin, quand tu m’appelleras. Bonne nuit”. Le lendemain Bam-bi m’appelle. Je décroche, la sonnerie du téléphone venait de me réveiller: ” Allô? Dis-je d’une voix pâteuse.
– Ouais, Win-ny … tu … tu m’as dit hier d’être forte.
– En effet … heu … j’ai eu des nouvelles de Béli. Je me retenais pour ne pas sangloter, mais ma voix tremblait. J’espère que tu es assise ou couchée comme moi.
– Win-ny accouches!
– Je ne peux avoir du tact. J’espère que tu te doutes que les nouvelles ne sont pas réjouissantes…
– Dis!
– Très bien, repris-je en commençant à pleurer. Béli n’est plus du monde.
– Elle … elle est décédée?
– Oui. Tout ce que je sais c’est que cela c’est passé dans un squat sur la presqu’île. Je vais y aller cet après-midi pour mettre des fleurs et une bougie à sa mémoire.
– Fais gaffes Win-ny. Mais merci.
– De rien. Soit forte. A lundi.”
J’allais donc déposer un petit pot de fleurs à l’entrée du squat ainsi que d’une bougie.Le lundi suivant, nous nous tombions dans les bras: Bam-bi pleurait sur mon épaule droite et mes larmes coulaient sur son pull.
Nous terminâmes cette année en cherchant des réponses à la mort de Béli. On se remémorait les fous rires du à ses blagues et à la manière qu’elle les racontait. Bam-bi commença à vouloir lui ressembler de plus en plus. Je lui dit que ça n’en valait pas la peine et que d’abord on devait voir quelles réponses on obtenait. On est allé au journal qui a relaté le fait divers et on a interrogé des gens de son “entourage“. Parfois nous mettions les gens au courant de son décès et c’est eux qui nous posaient des questions (ou, quand j’étais seule les gens me posaient des questions et des précisions sur les renseignements obtenus).

Robert Post! Oui, enfin ce 31 mai 2010 mon Robert, mon ami, mon chanteur, mon musicien, mon amour Norvégien était revenu pour un concert à Paris! J’en étais folle de joie! Je suis allée, cette semaine-là, chez X et M. J’en ai profité pour voir mes amis du parc d’attractions et aussi je suis allée faire un tour à la gay pride de Paris pour voir, après celles de Londres et Oslo ce qu’elles donnaient. J’adore les fêtes de rue, quand tout le monde se permet de devenir plus ou moins fou ou plus fou que d’habitude! Je filmais beaucoup! J’ai fait des films de la gay-pride et bien sûr plusieurs de Robert! Il me dédicaça ce soir-là No One Cares. Je suis sûre c’est parce que je suis un chipie! Mais aussi en se remémorant l’été 2008, lors du festival d’Ålesund (au milieu de la côte ouest Norvégienne – Møre og Romsdal), et que je suis allée m’installer en Norvège et que j’ai d’abord fait le festival puis quelques jours sur Ålesund avant de Partir sur Oslo. On voit bien que le regard (sur la vidéo) dit “c’est pour toi ma coquine”. Robert est aussi l’auteur de cette Chanson: Got None. Qui sera reprise par une marque qui fait des glaces, mais qui détruira le sens de la chanson, car elle sera coupée aux mauvais moments. Juste après le concert il m’invita avec son rodie, Harald, et d’autres norvégiens de l’ambassade norvégienne à prendre un verre. Je demandais alors à mon ami si je pouvais amener deux ou trois autres filles pour faire une bonne tablée. Il me dit gentiment “Ja, du kan gjør det!” (oui, pourquoi pas). Elles étaient aux anges et me disaient plusieurs fois merci. Mais je leur disais que c’était mon Robert et Harald qu’il fallait remercier: “On ose pas! On ne le connaît pas assez pour lui parler comme tu le fait!” Je parlais alors avec Robert et lui disait que les filles n’osaient pas lui demander de prendre quelques photos et demander d’autres choses qui concernaient alors sa carrière. Je pris le dernier RER A ce soir là pour aller dans le lit de X, qui était jaloux! Il n’a même pas voulu venir au concert! Il m’a seulement accompagné et quand je devais voir enfin mon ami (j’étais excitée comme une puce), il se leva et s’en alla en faisant la tête.

Bastian était parti en Norvège, pour son Erasmus: “Dommage, je pensais, c’était celui que je préférais dans les deuxièmes années”.
En même temps, je me décidais à participer à un festival dérivé du pays imaginaire présent sur la chaîne crypté et en clair de temps en temps. Dans le Gropays. J’adorais cette émission qui  passait à 20h20 tous les samedis. Je proposais alors mon gro-coup-de-main et mes gro-idées. et dès que tout fut près, je demandais à Bam-bi de me joindre pour lui changer les idées et reprendre les idées loufoques. Je fis la connaissance des responsables. On a fait la fête toute la semaine, nous étions alors fin juin: ” Répètes encore les choses à faire au Gropays à not’ GroPrésident et il te baptisera d’une des plus grandes gro-distinctions. Tu seras la digne gro-ambassadrice de Norvégie, Danogie, Islangro, Finnogie, Suédogie et aut’ Gropays froids! Et de toutes les hémisphères que tu veux! Et ce responsable-là me donna un gros bisou bien baveux sur la joue droite. Il faut dire que nous avions tous bien bu.
– Mes chers gro-amis merci de cette distinction! J’irrois voir not’ GroPrésident et sa femme pour qu’ils me donnoient ça! Maintenant c’est juste l’heure du gro-calin et du gro-dodo!”

“J’ adore les gens comme toi. Me dit un autre responsable du Gropays. C’était le lendemain quand il fallait tout commencer à ranger après la fête. Tu as la main sur le cœur et tu donnes tellement de toi.
– Je donnes car cela donne un sens à ma vie. Dis-je. Mais il ne faut pas abuser de ce que j’accepte de donner. Après tout nous sommes tous humains et quelque soit la religion ou autre croyance nous devrions nous aider les uns les autres un minimum, mais il y aura toujours des gens qui vont chercher des excuses pour être méchants devant vous ou d’autres qui vont répété les méchancetés dites à votre égard. Quand on cherche ainsi les gens, quand on a un esprit super étroit, c’est super handicapant. –Je ne le cache pas, je pensais à Bernadette Vergemolle quand je disais cela.
– C’est super con surtout! S’exclama-t-il. J’adore les gens comme toi et de toute façon tu es un amour de fille, si seulement j’avais des années en moins et pas de femme, enfants, vaches, cochons, moutons et autres  petites bêbêtes (petit sourire), je t’aurais proposé de quitter la Normandie avec moi! Je souriais et sentais mes oreilles devenir rouges.
– Merci. Dis-je gênée.
– Tu as un courage que, je suppose, la vie t’as donné en cadeau. Et tu te mets à parler avec les gens avec cette humanité et ce côté enfant qui font tout ton charme. Je ne peux pas t’avoir, mais je peux t’aider pour Paris et entrer dans le PAF. Mais aussi écris-moi des idées pour le Gropays, je t’enverrais une close de confidentialité à signer et tu commenceras à recevoir tes royalties.”

Quelques semaines après je retournais dans le Maine-et-Loire pour passer des vacances au près des miens et me relaxer de cette ambiance nordique. Le bord de Maine et de Loire de mon enfance. Maman nous y emmenait presque toutes les fin de semaine pour y découvrir le patrimoine ou tout simplement faire des tours à pieds ou en bicyclette. La Loire angevine est magnifique quand il y a juste ce qu’il faut d’eau et que les bancs de sable ne s’étirent pas trop sur sa largeur. Cette Loire-là de mon enfance était aussi celle de Bélissama. Je suis donc sortie à vélo tout terrain pour faire un peu plus de soixante kilomètres et rendre à la Loire une chose ayant appartenu a cette chère enfant du pays. Je me reposais à l’ombre des chênes et des hêtres et je fumais une cigarette en honneur à Béli. Je me sentais révoltée, de plus ma mère me mettait la pression pour que je travail encore en région parisienne. Vers la fin juin je repartais alors au parc d’attraction, mais joyeuse de pouvoir revoir mes amis et mon chéri. Je me fis de nouveaux amis à mon poste de travail et je revoyais mes anciens amis. Mais le poste de travail où j’étais mise était fastidieux. Tout ce que je souhaitais alors était de rentrer à l’appartement, manger, discuter un peu avec mes colocataires, aller sur internet, créer ou donner des idées pour quelques gags et répondre à mes messages, dont celui qui me fit rentrer dans le PAF, mais en coulisses. En effet je ne supporte pas être mise en avant et donner une autre image de moi. En attendant j’allais tant que je pouvais sur Paris pour voir mes amis du Gropays à quelques projections et réunions. Ce qui ne me laissais pas de temps pour mon petit ami. Il fini par être jaloux, envieux que je ne sois pas autant qu’il le voulait à ses côté, que je ne sois jamais allé à Nantes avec lui: “C’est parce que je suis plus jeune que toi que tu n’oses pas aller à Paris avec moi?! Tu n’oses pas me présenter?! M’a-t-il dit énervé. Il n’avait que trois petites années de moins que moi. Je voudrais bien connaître ces gens aussi! Tu suces?.
– Je te demandes pardon?
– Je te demandes comment tu as pu faire quelque chose comme ça en un clin d’œil. Je ne sais même pas pourquoi je t’ai laissé aller en Normandie! J’aurais dû insister pour que tu restes! Il me prend le haut des bras et là je ressenti une peur immense. Qu’allait-il faire?
– La … lâches-moi! Dis-je calmement.
– Tu comprends pas que l’amour que j’ai pour toi me fais souffrir. Mais on peut tout recommencer à zéro. Je ne veux pas aimer quelqu’un d’autre! Il m’embrasse alors avec fougue. Je le laissais faire, mais il avait alors commis l’irréparable selon moi.
– Regardes-toi! Commençais-je à sangloter, je n’aime pas me mettre en colère. Tu juges quelque chose que tu ne comprends même pas! J’allais te proposer de venir avec moi quand ils seraient d’accord ou lors de spectacles. J’avais l’intention de t’inviter pour que tu sois mon cavalier pour la semaine prochaine et aussi d’aller à une fête en région parisienne, pour fêter l’indépendance du Chili. mais tu viens de tout mettre par terre pour toi-même! Je n’ai même pas besoin de te dire Au revoir!” La vie venait alors de m’apprendre une grande souffrance au plus profond de mon cœur. Savoir renoncer à quelqu’un pour qui on a beaucoup d’estime, mais qui n’est pas capable de comprendre qu’en tant que humain chacun à besoin de sa liberté. Savoir faire confiance est quelque chose que j’ai aussi inculqué aux enfants que je gardais quand je fus au-pair en Grande-Bretagne puis en Norvège. De quel droit doit-on dire à l’être aimé comment se comporter? C’est aussi sur ce principe que je décidais de laisser X. Je su plus tard qu’il a tenu sa promesse et vit avec des hommes maintenant. Il ne veut plus de filles et il m’a supprimé de ses amis dans un réseau social bien connu. Le lendemain on m’appelait pour un dîner de travail dans la semaine. Je devais alors prévenir mon patron dans le parc que je changeais mes horaires, quitte à ne pas être payée si je ne pouvais pas changer mon shift. J’avais alors rendez-vous rue Ménilmontant pour le dîner avec une personne du PAF dans le restaurant chilien. Mais manque de chance il y avait eu un problème ce jour là et le patron du restaurant avait laisser un mot pour s’excuser de la fermeture de son restaurant ce soir-là: “Je sais où l’on peut aller si tu me laisses cinq minutes. Tu verras c’est une surprise.
– Mais, dis-je gênée, je ne veux pas que ce soit quelque chose qui vous coûte un bras.
– Ne t’inquiètes pas ma belle, ces choses sont très peu significatives pour mon porte-feuille.
– Ok. J’attends.” La vie m’apprenait encore une chose: respecter les désirs, non dangereux, d’amis qui veulent faire plaisir aux gens qu’ils apprécient. Un taxi arriva peu de temps après que cette personne m’aie dit de l’attendre. Nous montâmes dans le taxi: “Monsieur pouvez-vous nous conduire à Grocci? Cette requête fut faite avec un clin d’œil. Je faisais comme si je ne comprenais rien. Nous arrivâmes près d’une boutique. Il me fit descendre de la voiture (je me croyais alors comme dans ce film avec J.Roberts, mais le seul truc c’est que je ne suis pas une catin et je ne suis pas attirée par les vieux). Difficile de garder les pieds sur Terre à ce moment-là. On vous recoiffe, parfume, chausse, habille -selon ce qui vous met en valeur- et en plus on vous prête des bijoux que même dix ans de salaire ne peuvent remplacer en terme de valeur! Mais je gardais mes valeurs humaine. Je me sentais gênée d’autant plus que la soirée n’était pas finie et qu’elle pouvait durer car le lendemain je ne travaillais pas. La vie me consolait sur le moment de la souffrance provoquée par ma séparation avec X. Nous sommes allés dîner dans un grand hôtel de la Capitale. Pendant que l’on goûtait le vin, La personne me demanda: “Racontes-moi un peu ce que tu fais en Normandie, ce que tu aimes faire quand tu n’es pas ici.
– Oh, c’est une grande question cela monsieur, vous savez.
– S’il te plaît tutoies-moi .” Je lui dit que j’apceptais et je lui expliquais combien il était important pour moi, dans la vie de pouvoir être heureuse et voir les autres heureux et combien cela me faisait mal si quelqu’un devait souffrir à cause de moi. Aussi je lui racontait ce que j’avais alors vécu vraiment ces dernières années. Il me dit alors que ce que je vivais allait être un petit lot de consolation. Mais que je devais le garder précieusement pour moi, quitte à me faire passer pour une égoïste, même si cela est contraire à ce que je crois.
Je lui parlait aussi du département nordique de l’université. Il en fut choqué mais amusé de la façon dont je lui présentais. Il fut heureux de comprendre que les scandinaves sont des gens fantastiques quand on les connaît bien.

C’est ainsi que je termine l’année scolaire 2009 – 2010.

Le mois de Septembre 2010 n’était pas fini. Je me trouvais encore en région parisienne pour travailler. Mais déjà je commençais à  déménager quelques affaires vers La ville Normande. RER A puis le train à Partir de la gare saint Lazare. Au moins deux aller/retour furent nécessaire avant le retour définitif en Normandie. Il était temps de reprendre la L2! Mais mon cœur était brisé. L’amour que j’avais pour X me tiraillait les tripes: “Mais ce n’est pas grave, comme on dit: Un de perdu, dix de retrouvés”. Me consolais-je. Mais ce ne fut pas le cas: je trouvais les plus ou moins dix, mais quel emmerdement! Tout ce que me consolait c’est que j’avais encore “mon petit loup” Norvégien qui m’attendait en Norvège et qui m’admirait car je vivais en Normandie (la région et la ville qu’il préférait en France). Mais avais-je le droit de me faire attendre? Je voulais partir en Erasmus non pas en L3, mais en M1. En tout cas j’avais le temps de réfléchir. C’est pour cela qu’il m’attendait, il voulait au plus profond de lui que je finisse mes études dans cette ville. Nous commencions l’année début Octobre. Et c’est aussi en Octobre que mon oncle me mis comme collaboratrice dans la station service qu’il dirige. Une formation assez particulière. On y reviendra plus tard. Aussi revenons à la deuxième année. Je ne savais pas où me mettre et me confier à qui? Les anciens L2 qui étaient maintenant en L3 n’avaient pas changé leurs caractères. Toujours aussi critique par rapport à nous les L2. Pourtant je ne les détestaient pas vraiment comme eux. Je m’en voulais d’avoir perdu X. Je suivais les cours et les potins de la section nordique mais très superficiellement. Je ne voulais pas décrocher à cause de ma tristesse. C’est vrai que à cause de cela je rigolais moins et les L1 de cette année-là m’ont connus plus ou moins. Je ne restais pas en salle de lecture comme l’année précédente. Je devais travailler avec le PAF et aussi avec la station service. Je n’aime pas être stricte avec la vie, mais je fus obligée, vu les circonstances, à me mettre à être sérieuse vis-à-vis du travail.
Que je me sentais mélancolique! Je ne voulais plus écouter les doléances des autres. Je ne voulais plus soigner. Je voulais juste me laisser aller tant que je voulais et pouvais. Bam-bi avait beaucoup à dire vis-à-vis de Bélissama et d’une autre fille rencontrée pendant les vacances d’été en terre angevine. Il y avait aussi cet homme qui a plus ou moins abusé d’elle. Je me rappelle de ce jour-là: Elle prenait du bon temps (boissons alcoolisées aidant), je me suis décidée à l’attendre avec un ami du gars avec qui elle passait la nuit. Cet homme-là était assit à mes côtés sur le canapé du propriétaire. Il me regardait fixement, il avait envie de moi, mais je n’avais pas envie de lui. Malgré cela il me força a lui frictionner ses bijoux de famille. Dans ma tête je suppliais pour que quelque chose arrive et je lui avais donné l’excuse du film que l’on regardait. Je voulais hurler, mais je ne voulais pas embêter Bam-bi. Mais il ne s’est rien passer de plus car j’avais alors un anneau à l’annuaire gauche que je faisais passer pour la bague de mon fiancé. En tout cas de retour en Normandie j’en voulais toujours à Bam-bi de ne pas se rendre compte du sacrifice que j’ai du endurer pour elle! Puis quand elle su que j’étais rentrer dans le PAF elle voulu bien sûr en profiter. Je lui disait que je “verrais ce que je pouvais faire” -et je lui sort toujours la même excuse. Elle est gentille, mais elle ne se rend pas compte qu’elle se croit exclusive de temps en temps – moins que Bernadette Fergemolle. Mais bon chacun d’entre nous (êtres humains) n’aime pas les reproches ou tout dépend comment on s’y prend (il n’y a pas longtemps mon professeur de Littérature Finlandaise, Ricky(1), n’a pas su s’y prendre avec moi, me reprochant quelque chose qui c’est avéré plus ou moins faux et cela m’a rendue triste car j’ai énormément d’estime et d’admiration pour lui, même si je le montre mal). Comme beaucoup d’êtres vivants se cachent pour mourir, je me cache souvent pour pleurer. C’est un refus en moi-même de montrer mes faiblesses. Je sais que je vais être agressive quand il me manque de l’assurance. Bien sûr, celui et/ou celle qui n’y réfléchira pas se dira que c’est nul et que cela ne vaut pas la peine de rester avec une personne de mauvaise augure. C’est une pensée primaire. Je suis au contraire attirée par ces personnes de temps en temps pour me comprendre et comprendre plus l’essence humaine. Mais il est vrai que certains ne veulent pas être aidé parce qu’il est trop tard ou que l’on est pas la personne qui peut les sauver de leur condition psychique.

En L2 Dina s’occupait de nous inculquer la littérature, surtout suédoise. Björn Frederiksen s’occupait de notre éducation civique scandinave. Björk s’occupait toujours de nous en Islandais et civilisation islandaise. Harald  Mortensen était toujours notre professeur de norvégien, encore plus absent. On essayait de le comprendre, mais il ne voulait pas nous expliquer ce qu’il se passait, on en payait les conséquences. En civilisation finlandaise on avait une jeune femme que tous les garçons et Bam-bi admiraient pour sa beauté nordique, elle s’appelle Evelina Tordalsen. Et en civilisation des langues minoritaires en Scandinavie nous avions une nouvelle femme suédoise, un peu perchée, plus que les élèves, mais assez adorable! Elle s’appelle Ingrid Hanson, elle est de confession juive si j’ai bien compris (mais ce fait ne nous intéresse pas pour le reste de la nouvelle(?)) et parle une quantité de langues impressionnantes. Elle me remontait le moral. Bam-bi voyait bien que je n’étais pas aussi animé que l’année précédente, mais cela ne semblait l’inquiéter guère. De toute façon à quoi cela lui servait? Je ne me souciais de personne! Même Bernadette Vergemolle pouvait jacasser, parler à sa façon totalement immature, des gens qui l’entouraient dans cette section. Je n’avais pas le temps de me consacré aux “oui”, “non”, “peut-être”, “ah bon?” et autres commentaires des nordiques. Je n’avais pas le temps de me consacrer à Mouette-rieuse ou Bixente Huevar. Cette année-là j’avais aussi littérature anglaise avec Madame “sèche-de-la-moule”. Elle nous embêtait avec son livre The Ways Of Seeing (de John Berger). Ce que je veux dire c’est que le livre en lui-même était intéressant, mais elle voulait nous imposer son point de vue et sa façon de prononcer l’anglais (avec son accent français). J’ai un meilleur accent qu’elle (cela est dû à mes années passées à Londres puis à Oslo -les Norvégiens sont tous quasiment bilingues en Bokmål/Nynorsk et Anglais) et ça elle ne le supportait pas.
Cette année de L2 fut “courte”. En effet, il y a eu le blocage de l’Université au mois de Novembre. Nous protestions contre la réforme de l’enseignement supérieur, qui allait laisser les plus pauvres et les moins érudits sur le carreau aussi l’université allait être privatisé. Elle allait avoir encore moins de moyens et les cours seraient mis en commun dans plusieurs université, ce qui oblige beaucoup d’étudiants à voyager de ville en ville d’une même région et de supprimer des postes. Il y eu une, deux puis trois assemblées générales (AG) pour voter le blocage ou non de la fac. Tout le monde, ou presque, avait joué le jeu la première semaine. Même si il y avait ce blocage certains professeurs essayaient de donner cours: Harald Mortensen en premier. Il m’appela pour savoir si je voulais aller à un café pour nous faire parler en norvégien. Mais je lui ait répondu que je pouvais pas car j’étais “de garde” toute la nuit au bâtiment lettres et que c’était pendant les heures de cours normal qu’il fallait se décider à donner des cours justement. Il y avait des AG toutes mes semaines et des réunions dites de crise presque tous les soirs. Les syndicats à tendance humanitaire se réunissaient pour prévoir les actions du soir même ou du lendemain. Il fallait juste enlever les puces de nos téléphones mobiles. Mais si on voulait nous écouter la puce ou la batterie n’était pas la solution. Non il aurait fallut que l’on laisse nos portables chez nous. L’Université était devenue un squat géant! Il n’y avait pas que des étudiants ou autres personne liée à la cause réellement. Beaucoup de SDF venaient juste se servir dans les machines de quoi manger gratuitement et le fait d’avoir assez peu d’hygiène a amener la galle dans la bâtiment Lettres. A l’annonce de ce fait, je n’autorisais pas n’importe qui dans le bâtiment Sciences. J’avais alors ma propre “armée” de gros bras. Aussi dans ce blocage la gentille présidence avait décidé de nous mettre des baby-sitters. Une société de sécurité car les autres responsables du blocage n’étaient pas capables d’assurer la sécurité des biens et des personnes présentes dans le campus. Il y avait également la présence, de temps en temps, de certaines personnes à pensées xénophobes de la France aux Français (FAF) qui voulaient apparemment  “casser du putain de gauchiste qui défend les immigrés”. C”est-à-dire de la violence gratuite, sans fondement, du pure “capt’ain Cavern” et des pensées issues des âges où il fallait défendre son territoire pour pouvoir manger et vivre en paix. Certains ne savent pas comment se comporter en société. Mais laissons pour le moment ces cas à des sociologues. Revenons à nos moutons islandais du département Nordique. En L2 il y avait aussi Lulu, une gentille fille d’origine malgache que j’avais alors rencontré en L1. Elle faisait aussi finnois et suédois. J’aurais tellement aimé l’aidé, mais il fallait que je m’aide avant tout. Je ne laissais rien paraître au travail, que ce soit à Paris ou dans la station service ou devant ma famille. Il est vrai que les problèmes de cœur ne devraient pas prendre le pas sur votre lieu de travail par éthique, mais certains ne peuvent pas s’en empêcher car leur réaction est due à leur émotion plus ou moins forte qui prend le pas sur leur comportement.
Aussi avait-on commencé à avoir des problèmes de plus en plus sérieux en section Nordique. Une nouvelle professeur, Champi-Dave, venait d’arriver pour enseigner. Une vieille suédoise venue des Paris IV mais avant de Suède, où elle avait enseigné mais se disait persécutée. Aussi a-t-elle dit qu’elle préférait la France pour les soins qu’elle lui prodigue. Mais il s’avérait qu’elle ne voulais pas se consacrer aux étudiants, ou juste un minimum. J’entendais alors tous les élèves devant la supporter se plaindre. J’allais comprendre leur douleur quelques mois plus tard (1). La vie me donnait plus a apprendre chaque jour. Le nouvel an arriva très vite. Les partielles, puis la reprises des cours. La nouveauté c’est que Harald Mortensen nous faisait alors la civilisation Norvégienne. Granny était bien en professeur de civilisation Norvégienne, il nous en avait déjà fait en classe de norvégien. C’était donc de la pure répétition.

“Jonan!” C’est ainsi que je nommais mon nouveau cochon d’inde! Petit, noir, avec une tâche blanche sur le dos et une patte blanche. Il tenait dans ma main. C’était un cochon d’inde très vif et qui aimait courir sur la couette de mon lit. Il a une curiosité très développée et il aime que les gens qui viennent dans ma chambre lui fasse des caresses. Mais je devais alors être très absente. Et ce sont des amis de la cité U qui l’on gardé plusieurs fois: soit ils devaient venir dans ma chambre, soit ils le prenaient dans leur chambre, soit c’était un membre de ma famille ou des études nordiques qui venaient chez moi. Oh, le cochon d’inde n’avait pas l’air de s’en plaindre du moment qu’il pouvait jouer et couiner sur quelqu’un! Aussi ce petit cobaye est nommé ainsi car il ressemble beaucoup à El Jonan de Baraka, une mini-série sortie de Vaya Semanita (un émission sur EiTB, la Télévision du Pays Basque). Programme Basque à tendance humoristique. Je trouve que mon petit protégé ressemble à la coiffure de cet idiot (El Jonan de Baraka). Aussi j’aurais pu l’appeler Txori , l’ami encore plus idiot que Jonan. -il est conseillé d’être au moins bilingue en espagnol pour comprendre le sens de ces images.

L’année fut rythmée au fil des disputes et des rires. Puis il y eu des vacances, une petite semaine. Je m’empressais de demander à mon employeur si je pouvais aller au Pays Basque, à Donostia, pour aller à Vaya semanita. J’eus mon budget et je demandais à Bam-bi de venir avec moi, mais je ne m’attendais pas à ce qu’au dernier moment Bixente Huevar vienne en courant derrière nous pour aller acheter les tickets (je dus recontacter mon employeur pour une place supplémentaire à l’émission). Nous sommes allés dans une auberge de jeunesse. Une vraie auberge à la Basque! Pendant une semaine nous avons déambulé dans le vieux San Sebastian! Qu’est-ce que je rigole encore quand je pense à la façon dont je me suis débarrassée de Bixente! Un soir, pendant une fête, je l’avais alors casé avec une grande et grosse Danoise! Mais au bout de deux jours cela m’inquiétais: Que va-t-on dire à ses parents? Qu’il à voulu voir le petit lapin rose de trop près? Trop de gamahuche? Puis, finalement, on a revu Bixente, ses cheveux blonds vénitiens bizarres, à l’entrée des studios de télévision. Lui est retourné en France le jour d’après et Bam-bi et moi le surlendemain.
De retour en terre Normande je tombais malade à cause de la différence de température. Jonan étais avec moi, mais je me levais à peine pour lui donner de quoi manger. Je suis allée chez le médecin afin d’avoir des médicaments et de quoi me soigner. A peine remise il fallut que je me remette au travail. Du côté études comme du côté professionnel. La saison c’est bien finie. Je fêtais alors mon anniversaire à Roland Garros. Une petite cuite à la bière et au champagne surtout! Puis je continuais mes leçons de conduite que j’avais commencé peu avant mon anniversaire. Tous les jours de l’été j’ai conduit de une à deux heures par jours. Je travaillais encore et toujours sur la station. Je ne savais pas encore si j’allais aller à Paris pour continuer mes études en plus du travail dans la PAF. En tout cas les heures de conduites furent stressantes avec le gros et l’autre brune qui ne faisaient que de m’abrutir de cris. J’y réagissais très mal et cela c’est ressenti dans ma conduite. Il y avait, surtout et souvent, un petit blondinet âgé de six mois de moins que moi. Super cool, mais l’anxiété de ne plus le voir m’a fait mal et je craquais. Merde! J’ai pleuré devant lui! Je présentais mes excuses les plus plates. Puis il y a eu la semaine de rattrapage des examens à l’Université  début septembre 2011.

C’est ainsi que fini cette année scolaire 2010 – 2011.

(1) voir la prochaine partie de cette nouvelle(?) Ci-dessous.

* Voir “Un Amour d’Enseignement I & II”

Nous y voilà, le mois de Septembre 2011 avait commencé avec une petite période d’examens afin de rattraper l’année précédente. Nous avons atterri dans un tout nouveau bâtiment. J’ai connu ma nouvelle professeur de norvégien durant les rattrapages. Elle est cool, mais un peu froide, son nom est Ragnhild Større. Je passais mon examen oral de norvégien avec elle et Thor Rompa, le professeur de Danois, qui devait lui dire quelles questions elle devait faire car elle venait d’arriver.
Malgré le fait que nous ayons de nouvelles salles, nous avions cours de civilisation Féroïenne  et Groënlandaise dans notre ancien bâtiment Lettres rempli d’amiante! Bam-bi et moi sommes toujours là pour donner le moindre coup de plaisanterie que cela plaise ou non à nos chers professeurs (comme Dina, Thor, Bjørn, Evelina, Ingrid ou Björk) scandinaves. Aussi devions nous avoir littérature finlandaise, mais notre chouette, Susan Ilmarinnen, avait pris sa retraite. Je du transmettre le message de Bernadette Vergemolle à Bam-bi et à Bixente Huevar, du fait que nous étions obligés d’aller en cours de littérature finnoise/finlandaise. Manque de pot! ;) En plus que je venais d’avoir un accident! J’ai du rester en Normandie encore une année (le dicton est bien connu: Jamais deux sans trois!). C’était alors le premier semestre. Il faisait encore très chaud. Il y a peu d’aérations dans ce nouvel immeuble! Mais bon j’arrivais tant bien que mal, en retard au premier cours (qui était en fait le deuxième cours du semestre). Je frappais à la porte avec mes béquilles, rien que pour embêter dans la chaumière! La porte s’ouvre, un jeune homme me regarde de haut en bas et me dit bonjour. Cela m’a pris cinq secondes en plus pour réaliser que c’était notre nouveau professeur de littérature finnoise/finlandaise. Je me suis mise au premier rang car je ne voulais pas aller plus loin avec ma douleur au pied (et le fait de béquiller ça fatigue énormément!). Le professeur, aussi au courant que nous apparemment, pensait qu’il allait devoir faire cours à des fennophones uniquement. On a du lui réexpliquer. Ensuite Bixente et Bam-bi sont arrivés en lui disant que en effet ils n’étaient pas fennophones aussi. Notre professeur était embarrassé! Moi ça m’amusait. Bernadette V. aussi semblait plus alerte à ce que nous racontait ce Français –je m’expliquerais plus tard pourquoi je le traite de “Français” il n’y a aucune connotation péjorative, c’est une façon chilienne de parler de quelqu’un pour qui on a beaucoup d’estime ;) -! Mais je n’en avais rien à cirer, ma douleur au pied me lançait! Et tout ce que j’ai trouvé à dire c’est que c’était au programme. Enfin à la fin du cours je demandais à un de mes camarades: “Css’est qui le monsieur?” Et le professeur me voyant demander aussi discrètement, semblait être encore plus malaisé. Mais je le rassurait en essayant de sourire gentiment: “C’est monsieur Faune, Ricky de son prénom”. Me dit mon camarade, tout timide, en souriant. “Bon bah, Ricky, bienvenue au département nordique!” Pensais-je. En quittant la salle il me dit que c’était ainsi dans le département nordique. Mais je n’étais pas nouvelle contrairement à lui (aussi devais-je comprendre que c’était sa première provocation style “je te cherches pour voir si tu résistes à mon charme“). Bixente Huevar avait remarqué cela aussi. Nous sommes partis pour une bonne année de piques! Aussi cette année Bastian est revenu de Norvège! Oh comment je suis heureuse qu’il soit de retour! Il m’avait manqué, tellement manqué que je lui sautais dessus lorsque je l’ai revu en allant au cours de Bjørn! Mon estime n’avait pas changé! Je l’aime toujours comme la première fois que nous avons parlé. Mais je ne pouvais pas lui sauter tellement dessus: Les béquilles et le fait que je pouvais pas poser mon pied par terre! (snif!) C’est aussi à ce moment là que je faisais la connaissance de Chatounette, une fille venue de Paris IV, là où j’aurais dû être, mais l’accident ne m’a pas permis de déménager. Nous allions donc à cette heure de cours de civilisation avec Bjørn. Sa calvitie est toujours aussi brillamment éclatante! Nous étions toujours entrain de faire nos blagues avec Bam-bi: “Bjørnounet, tu veux bien arrêter de couiner? Parce que Inuit Inuit c’est le son que fait Jonan!
– Jonan? Qu’est-che que ch’est? Ou plutôt quoi?
– Bah c’est le cochon d’inde de Win-ny! Il fait Inuit Inuit à chaque fois qu’il à faim!
– Hahahahaaaaaa …. hihihihihiiiiii … , fis-je.
– Ah che fvois, dit Bjørn, mais che ne sont pas chette sssorte de petit animal qui chont mis à l’honneur dan mon cours! Bon, refenons à nos moutons féroëns … heu, non, … en occurrence nos inuits Groenlandais. Fvous foyez, Fvous me faites perdre le fil de mon cours”.
Aussi Björk nous fait philologie norroise cette année. Nous étudions donc en parallèle l’ancien islandais et l’histoire des manuscrits Arnémagnéens nous avions alors plusieurs vendredis et mercredis banalisés pour le professeur Islando-Irelandais qui est venu à Caen pour faire des conférences, tous les mois pendant un an environ, sur sa collection de vieux manuscrits islandais conservés à Copenhague et à Reykjavík. Björk n’arrête pas de rire pendant les intervention du professeur Drisdick, que ce soit en salle de conférence ou lorsque il est intervenu en classe. En plus la dernière fois qu’il y a eu une de ces journées arnémagnéeenes, elle portait une marinière plus ou moins moulante qui laissait bien voir qu’elle ne portait pas de sou-tif! La vision était désagréable: Une Islandaise avec des seins aussi pendants que ceux d’une big mama africaine! Ah, Nymphomaria et moi nous ne pouvions retenir nos rires lorsque je lui fit remarquer ce qui se tramais en face de nous … Nymphomaria est une fille super gentille, mais un peu simple d’esprit quelque part. Elle aime les garçons et cela se voit (lorsque l’on sort elle les attire comme un piège à mouches, mais ce sont des garçons qui ne prennent même pas la peine de réfléchir à leur condition pour la plupart) et elle me pousse à dire ou faire des choses qu’elle veut que Ricky voit ou m’accuse d’être avec elle (je dégage la plupart de la responsabilité, j’ai autre chose à faire que de reluquer le cul des mecs en ce moment, mais je le fait pour lui faire plaisir et la faire rire!). Elle a commencé à provoquer Ricky qui est son professeur de finnois, lettres et codirecteur de mémoire, le jour où Bernadette Vergemolle lui a dit que lui et moi avions parlé de fille de joie par e-mail. Toutes deux sont extrêmement jalouses (surtout Vergemolle). Mais en fait, le jour où Bernadette V. a entendu cela, je parlais avec Marya, une jeune fille fort sympathique qui fait danois et norvégien, je ne savais pas alors que cette petite greluchon avait craqué pour Monsieur Faune! Nymphomaria m’a dit qu’elle se fait plaisir dans ses rêves les plus dirty en pensant à Ricky, qui viendrait, tel un “prince charmant”, qui viendrait la faire sodomiser par un poney finnois! Bernadette Vergemolle et Nymphomaria sont devenue encore plus folles ainsi que une autre jeune fille qui dit qu’elle aime l’Estonie (super hypocrite et superficielle, j’en ai assez comme ça dans les coulisses du PAF) et une Estonienne, qui habite mon étage. Toutes vont aux cours de Ricky Faune en rêvant qu’elle se le font. Personnellement je trouve cela affligeant, mais j’adore continuer à leur montrer de temps en temps que je suis au courant de choses qu’elles ne peuvent s’imaginer, puis je dis: “C’est une plaisanterie, regardes ta tête de crapaud baveux!” surtout à Bernadette Vergemolle. Je suis “une grande langue de catin” quand il le faut, c’est vrai, mais aussi je peux être plus caliente en tant que latino, j’ai des déhanchés tels que ceux de Shakira ou tout simplement exquise! A votre avis pourquoi ais-je toujours du succès? ;) Mais rien dans le sens fille facile – Petite parenthèse sur Vergemolle: est une personne de petite taille (1,50m), handicapée de sa droite, profite de ce handicape pour se victimiser, elle a une sorte de coupe au bol avec des cheveux roux/bruns (on a du mal à définir une couleur) qui ondulent plus ou moins et remplis de grosses pellicules, des lunettes pour lui corriger sa presque cécité et son strabisme. Elle est calculatrice, manipulatrice, va voir les professeurs en leur mentant au sujet de Bam-bi et moi car elle ne veut pas que nous ayons la moyenne. Quand au premier semestre elle a vu que Bam-bi avait une moyenne plus élevée qu’elle, elle est allé pleurer chez les professeurs pour leur dire que nous avions pas le droit de faire autant de blagues pendant les cours car cela l’empêchait de réfléchir correctement et dire qu’elle était la seule à travailler. En effet Vergemolle à un esprit aussi handicapé que sont corps! Je pense que l’on devrait se plaindre avec Bam-bi aussi, chez nos chers professeurs, que l’on supporte Vergemolle depuis trop longtemps et qu’elle ne sait rien faire d’autre que raconter des histoires sur tout le monde, même sur eux! Et tout cela on devrait s’en plaindre en trépignant aussi! Mais pour ne pas se mettre à son niveau mental, nous préférons nous abstenir. Dernièrement elle se donne même le plaisir de parler de Nymphomaria à Ricky alors que Nymphomaria ne lui à rien demandé! Nous ne voulons pas être aussi ridicule que cette loque ambulante tel une momie éclopée!- Je sais que je sonne très cruelle ici, mais jamais je n’ai porté la main sur elle (alors qu’elle l’a fait) mes mots sont en quelque sorte une vengeance, je le reconnaît, mais ils sont les sons de la méchanceté de Vergemolle. Mais il n’y a pas qu’elle cette année qui me rend chèvre, il y a aussi Champi-Dave, vieille professeur qui ne prépare aucun de ses cours ou qui ne les donne pas tout simplement en version norvégienne! Je suis obligée de passer plus de temps sur mes recherches pour elle afin de lui donner une base sur laquelle travailler. Je suis totalement épuisée! Si un jour je m’évanouis en classe je sais pourquoi. Le surmenage sur une personne qui une fois par mois a des anémies par manque de sang (en qui a déjà faillit en mourir) ne se fait pas, mais comme je ne veux pas m’en plaindre (comme le fait déjà si bien Vergemolle) et que je fait attention à mon image je ne dis rien. J’ai l’air épuisée lorsque cela arrive, je ne peux alors contrôler le fait de fermer les yeux ou simplement de me “coucher” sur la table. Mes nuits sont si courtes dernièrement: entre soirées, études et rapports à rédiger. Je carbure avec de plus en plus de café chaque jour. Je me demande juste jusqu’à quel point je vais pouvoir tenir cette cadence. Si je croyais en Dieu je dirais “Dieu aidez-moi!” et je le prierai (mais les séances de catéchisme on eu l’effet contraire de ce qu’elles devaient donner sur moi, ainsi que le lycée catholique où j’ai été). Je prie les esprits de mes Héros morts pour des causes justes ou qui défendaient des causes justes ainsi que mes ancêtres (eux savent que je ne suis pas une mauvaise personne au fond de moinous sommes latino-amériendiens, un peuple qui sait ce que sont les vrais valeurs humaines -chamanique- et qui se contente de peu pour vivre heureux, mais si il y a plus a avoir bien sûr nous sommes encore plus heureux!). Car ces personnes sont des Dieux, elles ont su montrer ce qu’il fallait faire sans heurter les âmes sensibles lors de leur passage charnel sur Terre. Mais je me sens infecte depuis que je travail pour le PAF! En même temps j’ai envie de reprendre ce que la vie m’a pris: Mon enfance! Alors je me laisse bichonner quand on me donne l’occasion et je désir toujours que les gens me parlent tendrement. Ma mère ne me donne aucune occasion et quand elle vient, elle me détruit le moral (je ne peux m’empêcher de sangloter en écrivant ces lignes car je me sens profiter de quelque chose alors que je n’ai rien fait vraiment pour). Elle nous battait (ma tante aussi, celle qui habite en Normandie ne se gênait pas pour le faire), car elle voulait que nous soyons les meilleurs en tout et que nous lui donnions l’argent que l’on  avait gagné en travaillant l’été (à partir de 14 ans pour moi) ou autres petits boulots de vacances ou week end, parce que mon père ne voulu jamais payer de pension alimentaire. Je n’avais même pas le droit de lever les bras pour me protéger des coups (poings, pieds, genoux, câbles …). Il est certain que le stress apporté par la vie et le fait d’élever des enfants seul(e) n’est pas vraiment à faire. Et maintenant que je m’en sort tant bien que mal, je dois tout payer pour elles quand elles vont à Paris et ne se gênent pas pour me prendre les places que m’offre mon employeur Parisien. On me fait du chantage affectif. Je me demande encore comment je fais pour tenir (peut-être un optimisme et une espérance, encore floue, sur ce que la vie peut m’apporter). Il faudrait bien sûr que cela cesse … mais je suis professionnelle dans tous les domaines que j’aime ou touche et, comme dit précédemment, je ne montre pas les problèmes que j’ai en dehors de chacun. C’est juste très dur d’être sociable “correctement”, mais je ne veux pas dire que j’ai des troubles de personnalité (on joue un personnage différent à chaque fois que l’on rencontre une personne), non, on est comme on est, sachant que personne ne peu rien pour vous, même la notoriété n’est pas un pouvoir, le seul pouvoir qu’il est possible d’avoir c’est la sagesse et elle est mise à l’épreuve par des personnes telle que Vergemolle et d’autres qui pour je ne sais quelle raison vous en veut de montrer beaucoup de bonheur … Je veux juste pouvoir me poser, écrire, traduire et éduquer mes enfants (serais-je mère célibataire? Ou aurais-je un jour un homme qui saura m’aimer pour ce que je suis et toute cette culture étrange due à la dictature chilienne et mon passé mouvementé?).
J’ai fait peur à Ragnhild dernièrement. J’avais la tête qui tournait et tournait. Mon cerveau n’est pas assez irrigué et il se met en stand-by, je capte les conneries ou autres bêtises un peut moins vite ainsi que les cours. J’avais le souffle coupé. Trop de choses à faire et je ne me rend pas compte que mes gestes sont plus lents, ça me prend la tête, j’ai peur de ce qu’il peut arriver, je n’arrive pas a reprendre des forces comme il faut. J’ai envie de rester dormir, mais je ne peux pas, ou on ne me laisse pas le temps de me reposer, mon âme/esprit a besoin de repos bien mérité. Je prépare un petit voyage, mais je ne dis pas où, je ne veux pas être suivie, j’ai besoins de pouvoir méditer en paix. Il me faut me ressourcer. Cette vie active qui me donne tout ce que je veux, ne me laisse même plus créer mes romans, contes et autres BDs. Beaucoup de choses m’inspirent, mais je ne peux pas me poser, il faudrait que je joue à un jeu pécuniaire et gagner une somme conséquente, qui me permettrai de faire ce que je veux sans avoir à faire plus que des éloges ou travailler dans deux endroits différents pour avoir assez et mener une vie grandiose (avec mon ou mes enfants)…

Sans transition, revenons à Ricky Faune. Aussi je sais que ce nom peut sonner faux au fond de mon cœur/âme/ moi-même, mais si je devais faire des citations qui se trouvent, sans aucun scrupule, sur Internet, cette partie de ma nouvelle serait plus ou moins hard comme les 120 jours de Sodome! (lol) J’aime beaucoup ce garçon malgré que je sois ce que l’on peut appeler une peste envers lui (mais le proverbe est connu: qui aime bien châtie bien). Mais rien de cela serait arrivé sans l’intervention de Bixente, Lulu, Marya et Nymphomaria: “Tu l’aimes? Me dit Bixente, notre savoyard blond vénitien, à la fin du premier semestre.
– Quoi? Qui? Demandais-je toute étonnée
– Bah monsieur Faune. Il a une façon de te regarder que je trouve assez parlante.” Là je me mis à réfléchir toutes la période des vacances de Noël. Je n’avais plus qu’une envie: croiser le regard de Ricky, mais pas toute seule, parce que, je l’avoue, j’avais vu ses nouvelles, mais aussi ce qu’il a fait sur son site -son CV est dessus et j’ai été tenté de regarder [je fait la moue et le regard de chat poté]- après qu’il m’aie envoyer le lien pourune nouvelle qu’il avait traduite. De plus je me mis à réfléchir sur le fait qu’il étudie encore dans le même institut parisien que ma sœur:
“Tu as un petit-ami? M’a-t-il demandé un jour (après les examens de Noël) devant Lulu. Je fût gênée qu’elle soit là et en même temps j’avais fini ma relation à distance avec mon loup Norvégien.
– Non. Dis-je machinalement. Mais je le regardais et il me regardait profondément dans le yeux et j’avais un dilemme (un sentiment très ambiguë) dans ma tête en même temps: A-t-on le droit de faire ça? Il voulait assumer, mais je ne voulais pas … je me rend compte que je me fais du mal, car au fond cette relation aurait été humaine, mais qu’allait dire les autres?
Qu’il ait un âge pas si écarté que le mien. J’ai eu une poussée d’adrénaline, comme celle que l’on en descendant un manège à sensations. Mais quoi ais-je peur? Je panique à chaque fois que je le voit, mais je me cache derrière des rires de pouffe. Jusque là j’admirais seulement son côté humain et le fait que je me sente aussi bête à côté de ce qu’il a fait. Alors que moi, je m’en suis sortie comme je le pouvais ces dernières années de mes 20 ans à maintenant que j’ai 27 ans -S’il y a une question dessus, j’y répondrais, mais seulement en privé. Puis Lulu vint avec moi un jour pour parler avec lui. Et il y eu ainsi une autre fille que je voulait aider un peu et voir si je pouvais lui faire confiance. Toutes les deux me dirent en gros: “Mais qu’est-ce que vous attendez? Regardes-le bien, il y a un désir en lui pour toi gros comme une maison!
– Ah ouais? Fis-je comme si je n’avais rien vu. -Je panique! Je ne sais pas trouver les mots pour décrire cette sensation qui vient du fond de mes tripes à ce moment-là. Ça se voit tant que ça?
– Oui, si j’étais à ta place je ne resterais pas planté comme ça.
– Chacun peut avoir sa définition du courage Lulu” … Je me sentais triste en lui disant cela. Elle avait raison. Mais en même temps je ne connais rien de vraiment personnel chez Ricky (à part ce qui est visible sur internet et ce que m’ont dit Nymphomaria et Vergemolle, sans que je leur demande quoi que ce soit, je crois qu’elles ont remarqué le regard complice qu’il y a entre Ricky et moi, comme dit précédemment) et il a voulu mettre une barrière professeur/élève comme au Lycée d’un coup. J’avais tellement envie de lui dire que à la fac cette barrière saute! Cette barrière me rend triste car j’ai envie de la connaître plus, c’est absurde, je ne suis pas comme ça d’habitude et j’ai tendance à fuir les hommes car ils ne me rassurent pas. Aussi j’ai du mal à supporter les reproches masculins. Mais cela est du à mes expériences ces dernières années. En plus Ricky est rigide dans sa manière de se comporter. C’est vrai dernièrement il m’a demandé des me comporter plus en adulte, selon les codes de la société je suppose -J’essaye de prendre du recul sur cette remarque. Il m’a fait plusieurs remarques sur mon comportement, mais j’ai eu peur de lui dire que j’en avais conscience de mon comportement enfantin ou de grande adolescente. Je sais que ce syndrome est celui de Peter Pan, je refuse de grandir parce que mon enfance à été gâchée par mes parents. Mais est-ce une preuve réelle d’immaturité? Qu’est-ce qu’être mature réellement? Je dois signaler à nouveau que je travail à deux postes à grandes responsabilités? Je “grandirais” (plus) le jour où j’aurais mon premier bébé, mais pour l’instant il faut trouver le “bon père” (C’est-à-dire l’homme qui m’aidera à grandir et à me montrer que tous ne sont pas comme mon père et qu’il sache, dans n’importe quelle langue me sortir un des poèmes d’Amour, pour séduire les femmes, écrit par Pablo Neruda -mais cela est une option, mais un homme romantique et sensuel est si attachant! Susurrer des mots aux sons doux et forts de sens à l’oreille sont les meilleurs pour séduire … la tonalité utilisée est très importante). Je n’ai pas eu l’image paternelle qu’il faut dans la vie, pour pouvoir faire confiance aux hommes que je rencontre. J’ai du mal, surtout quand ils commencent à tripoter ou a vouloir se faire tripoter avant de bien me connaître. J’ai toujours besoins des préliminaires, comme dans les vieux jours. Ce qui me donne l’impression d’être vieux jeu et aussi comme je l’ai dit précédemment, dans une autre partie de cette nouvelle, j’aime bien quand l’homme prend les initiatives pour le premier pas vers moi et non le contraire, du à ce manque d’assurance perpétuel. ( Ça me donne une timidité, un vilain défaut chez-moi?) En tout cas je n’ai pas encore entendu l’homme qui me rassura tant à la vie qu’au lit. En revenant à ce que me reproche Ricky, il y a du vrai, je ne le nie pas, mais j’ai alors failli lui dire de grandir lui aussi car, dernièrement, je suis tombée sur une clé USB que j’ai examiné. Je su alors de quoi traitait exactement le poste confié à Ricky. Si les autres savaient les secrets que je refuse de dire par rapport à ce département nordique. Le professeur qui a laissé traîner sa clé USB par mégarde n’aurait pas du, car j’ai une curiosité qui s’éveille très vite quand j’aie envie de voir quelque chose de non criminel. De toute façon nous avons tous notre part de perversité qui s’éveille quand elle est titillée par quelque chose qui nous la rappelle, même la plus insignifiante. Aussi il est encore étudiant dans le même institut que ma sœur (je sais je me répète), celle à qui je paye une partie de ses études grâce à mes emplois! Mais malgré ce qu’il me dit et la façon dont il me fait les reproches ou pas j’adore ce gars qui accepte de donner de l’éducation en province et pour le travail qu’il fait! Malgré ce que je dis j’ai un grand respect pour tout le monde, tant que l’on montre ou sait respecter à niveau égal son prochain. En tout cas la personne qui est avec quelqu’un comme Ricky doit vraiment réaliser la chance qu’elle a. En effet Ricky est quelqu’un de très apaisant et ne semble pas vouloir se prendre la tête, mais il lui faut un peu savoir remettre les pieds sur Terre, il y a eu de l’arrogance de sa part et ça c’est un peu dommage, ça ne lui va pas … ;)MERCREDI! J’ai été idiote! Je culpabilise, car je viens d’avouer un truc à Bastien à propos de Ricky et Bastien se fait des films, je lui ai simplement dit la vérité et maintenant il me prend pour une catin, mais non je ne comprends pas comment certains fonctionne avec de l’hypocrisie à tord et à travers! Mais je suis entrain de réussir à quelque chose et je voulait simplement demander à Ricky aussi si il voulait bien m’aider à faire quelques corrections en tant que professeur de français (et que je demanderais bien sûr à l’éditeur de le prendre en compte même s’il ne parle pas norvégien). Il ne m’a même pas laisser finir le fond de ma pensée et ma phrase “que je fait un coup en douce” (je le cite) et “tu leur a dit que tu es qu’une étudiante?”. Ça m’a fait mal, maintenant j’hésite et j’ai demandé conseil à plusieurs personnes qui m’ont dit de faire ce que j’avais à faire et de ne pas prendre en compte son avis car ce n’est que le résultat d’une jalousie. Et c’est bien ce que je crois aussi: il n’y pas besoin de diplôme pour être auteur(e)! (Je parle presque 7 langues couramment,  j’en lit 14 au moins et j’en écrit 7! Et AUCUN, je dis bien aucun diplôme ne les a validé -à part le baccalauréat pour l’anglais et le castillan- Je suis autodidacte! C’est la même chose en musique, je lis les notes par moi-même et je m’entraîne quand je peux). Cette année, je vais enfin pouvoir avoir un diplôme universitaire qui sanctionnera mes connaissances en langues scandinaves et études nordique. L’année prochaine je serais à Paris et mon master dois être préparer avec la langue nordique qu’il me manque: le finnois. Je suis aussi entrain de me préparer à cette langue toute seule avec quelques conseils pris au près de personnes qui connaissent cette langue, mais comme pour le norvégien ou le castillan ou encore l’italien, toutes les lettres se prononcent à l’écrit et ça sonne comme une langue sensuelle à l’oreille quand elle est parlée correctement. Je termine cette année avec un grand pincement au cœur, je réalise combien cela va me manquer d’avoir des professeurs aussi diversifiés. Mais la ville ne va pas me manquer car elle n’est pas belle, ou pas dans l’idée d’une ville classique car trop carrée du à sa modernité d’après guerre et le comportement des normands ne me correspond pas vraiment, même si ils sont plus gentils que dans la ville de l’ancien duché d’Anjou. J’ai envie de garder contact avec Ricky mais je vais attendre un peu pour lui dire ce que, et si il le veut bien, pourrait, un jour, donner une collaboration ou juste garder le contact parce que j’aime beaucoup de fond qu’il a :) . Ricky est un geek, je me doute bien qu’il de nombreuses personnalités sur le web ainsi que dans la vraie vie. Mais la déontologie ne me laisse pas mettre les choses ici (en privé si je pouvais seulement, “il y a du dossier” comme on dit!). Je suis une grande coquine, si j’arrive à percer cette âme [impression d’être dingue, mais en fait je sais que la raison est due a cette l’intelligence qu’il montre et dont il essaye de trop s’en venter!] mais je sais bien qu’il faut que j’arrête de l’embêter pour un oui ou un non, mais il est drôle, comme on dit avec mes autres camarades (toutes des chipies!^^). Aussi faudrait-il qu’il comprenne que je ne suis pas de la concurrence et qu’il pourrait avoir autant de succès que moi au-près des gens qu’il souhaiterait.  Je ne sais pas comment il s’y prend mais cela ne lui apporte presque rien apparemment. Je me sens désolée et comme coupable, mais je pense qu’il ne faut pas chercher ces choses-là viennent à soit. Je n’arrive pas à convaincre les gens que je connais pour faire une sorte de “petit miracle” pour lui et je sais que rien ne s’obtient sans avoir fait des efforts. J’aimerais avoir de ses nouvelles, mais rien de devra être dit; Mais bon l’année n’est pas encore finie et j’attends un peu mes résultats, par déontologie/éthique. Là je me laisse aller gentiment. Je verrais après pour lui demander de me rajouter sur mon compte officiel du réseau social bleu, pas comme une de mes camarades de deuxième année qui l’a rajouté sous un autre pseudo … je me demande beaucoup si il va bien. C’est fou comment je peux m’attacher aux gens (même à mes « ennemis ») …
En ce moment, j’essaye de pousser Maria pour son mémoire sur les chamans, mais elle ne semble pas vouloir avancer. Je lui dit que je peux la relire (ok, je ne suis pas la meilleur personne à qui elle devrait le présenter, mais je suis la seule qui accepte de le faire et qui essaye de la pousser un maximum)afin qu’elle finisse à temps et que Ricky puisse aussi respirer. Mais elle semble vouloir présenter en septembre, comme elle c’est mis cela dans la tête depuis le début. J’en connaît un qui sera ravi de rester en Estonie… Bon aussi il ce peut qu’ici j’ailles un peu loin (Ricky me le dira par message privé si cela n’est pas à son goût) mais je n’ai pu me retenir il y a deux semaines de cela je me suis amusée à reprendre le look du dernier cours et j’e l’ai fait en avatar southpark … Maria était morte de rire quand je lui ai montré, désolée Ricky, j’avais besoin d’un deuxième avis « d’expert » (tu peux aussi te foutre de ma gueule, comme fait en classe plusieurs fois cette année -sacrés enregistrements tout de même! xD). C’est horrible ou peut-être pas mais inexplicablement c’est une personne qui me manque beaucoup dernièrement.
C’est fou dernièrement, la façon dont je me pousse à aller au fond de mes pensées et je suis cash avec les norvégiens de l’OFNEC et eux aussi et le 17 mai (jour de l’indépendance Norvégienne) ils m’ont invité à faire la fête avec eux. Et c’est bizarre, comme je sais que personne ne me retiens, je sais que la soirée peut parfaitement se terminer « à la norvégienne ». Aussi dernièrement j’étais toute excitée car j’avais commencé à recevoir mes cadeaux d’anniversaire (c’est le 24 mai ). Il y a eu le pin de la « White Feather Foundation » (voir le blog, en Anglais, sur Julian Lennon) et le livre sur les objets ayant appartenus à John Lennon et que son fils, Julian, a réuni en les ayant ou les rachetant (selon ce que sa belle mère, Yoko, avait décidé de vendre). C’est dommage qu’il ai souffert encore plus de qu’il souffrait déjà après l’assassina de son père. Mais bon cette histoire est toujours en construction et pour le respect que Julian me montre, je lui montre aussi du respect. Passons à plus tard ces choses. Pour l’instant je suis aussi inquiète pour tout ce qui concerne Paris et l’année prochaine, même si je sens un poids en moins avec les « bonnes » élections présidentielles que nous avons eu. Je me rappelle encore des dernières quand nous avons eu le droit au Nain. J’étais tellement révoltée, que j’ai fait la moitié de Londres à pieds et je me suis saouler avec un groupe de rock à Camden […]

Elman Flame @Esperanza Luz Leal

Un commentaire pour Licence Universitaire Nordique, Normandie I, II et III

  1. Ema dit :

    Salut je voudrais te parler de quelque chose, on ne se connaît pas mais apparemment on a une amie en commun. Contact moi par mail stp

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